Mardi 18 novembre
Découvrez 100 ans d'histoire nantaise ️
Rédigé par Chloé Chamouton
Le visage de la ville s'est profondément transformé au fil des années (crédit : Adobe Stock).
Le film documentaire Nantes au singulier, réalisé par les productions de l'Amulette, est projeté ce jour à 17h à la Maison des Hommes et des techniques à Nantes. Gratuit.
À propos
- Créée en 2020 par Maxime Le Guillou, chroniqueur sur Prun Radio, cette association de productions de films a pour objectifs de proposer au public nantais des œuvres de cinéastes émergents de toute la France et d'initier des amateurs à la réalisation de films.
- Elle vise également à fédérer des techniciens professionnels ou en voie de professionnalisation pour stimuler une production audiovisuelle locale.
- Elle organise tous les 2 mois des soirées Clap, à la maison de quartier du Champ de Mars, qui permettent de découvrir des films de réalisateurs de différentes régions.
- Au cours de ces rencontres, un thème est tiré au sort et l'ensemble des participants dispose de 2 mois pour créer un court-métrage.
Entre les lignes
- Plutôt habituée à la réalisation de courts-métrages dans les genres de la comédie, la science-fiction ou l'action (La Chute du Ragondin, l'Ankou), l'association signe avec Nantes au Singulier son premier documentaire qui vient de sortir au bout de 2 ans.
- « Le Cinéma Bonne Garde l'a diffusé, la médiathèque de Nantes, les maisons de quartier et l'Adav veulent l'acheter pour le distribuer. Même Nantes Université, car cela correspond à la nouvelle façon d'enseigner l'histoire », s'enthousiasme Maxime Le Guillou.
- « C'est un grand pas en avant, car nous commençons à toucher des recettes, ce qui signifie que des jeunes vont pouvoir obtenir leurs 1ers cachets. Il faut savoir que 90 % de la demande en audiovisuel, c'est du documentaire. »
De quoi parle-t-on ?
- Le documentaire réalisé par Romain Scortatore, bassiste du groupe de métal Sadhayena, se caractérise par son originalité. Il balaie un siècle d'histoire locale à travers les yeux d'un témoin de 103 printemps, Robert Garcion, né à Nantes le 10 juin 1923.
- Ce dernier qui réside toujours dans la maison familiale rue Fouré y fait part des conditions de vie à son époque et évoque également tout un pan du patrimoine de la ville.
- Parmi les temps forts de cette traversée, figurent les comblements de la Loire et de l’Erdre du temps où Nantes était baignée par les eaux, les bateaux-lavoirs et les lavandières nettoyant le linge sur le fleuve, les bombardements de septembre 1943 qui ont fait 1 500 victimes ou encore le vieux tramway nantais surnommé le Péril Jaune.
- « C'est un Monsieur curieux, qui relativise beaucoup ce qu'il a vécu, s'intéresse à la science et l'évolution des techniques, écoute google musique. Ce qui a été le plus banal pour lui s'est révélé le plus surprenant pour nous ! »
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