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Jeudi 9 avril

Dans les coulisses du cinéma amateur à Nantes

Rédigé par Chloé Chamouton
Les films montrent Nantes dans les années 1950 (crédit : Adobe Stock).

Les Archives départementales (6 rue de Bouillé) célèbrent les 80 ans du club des cinéastes amateurs nantais et organisent un ciné-débat ce jour en lien avec l'exposition "Grand Ecran, 130 ans de cinémas en Loire-Atlantique". Gratuit, entrée libre. 

De quoi parle-t-on ? 

  • « Le 2 octobre 1945 naissait le Club des cinéastes amateurs nantais au domicile de Norbert Thibault à la tête des huiles pour moteurs Tiboline au 11 place Edouard Normand, il est le 1er à avoir eu l'idée de rassembler des gens passionnés par le cinéma », explique Pascal Le Meur, responsable de la Cinémathèque de Bretagne.
  • « Il s'entoure de plusieurs personnes, dont le représentant de commerce Pierre Baudin, Charles Canone qui dirige le Bouquet Nantais, Charles Garciau, un primeur. Les membres sont issus du milieu libéral, ils sont commerciaux ou photographes. Un étudiant des Beaux-Arts devenu par la suite cinéaste professionnel va en faire partie également. » En 1950, ils sont 80 dans le club.
  • Actifs jusqu’en 1957, ils pratiquent le cinéma avec passion mêlant technique et esthétisme, abordant divers genres cinématographiques.

À voir

  • La programmation s'articule autour de la projection des films de la cinémathèque de Bretagne.
  • « On se focalise sur Nantes. Les images vont montrer la reconstruction de l'usine Tiboline après la guerre, la venue de Charles de Gaulle en 1948, le pont Transbordeur et sa nacelle, les usines Armor, fabricants de rubans pour machines à écrire dans les années 1946, le lancement du cargo Penhir le 22 septembre 1951. »
  • La fête-Dieu à Saint Pasquier ainsi que la Mi-carême, tranches de vie festives ont été immortalisées également. « Nous allons projeter également une fiction intitulée la Consigne. Tous ces films sont muets. »
  • Ces images constituent une mémoire importante, témoignages d’une ville pendant la période de l’après-guerre.
  • « Elles révèlent aussi la complexité technique de l'époque, où il fallait filmer en argentique, développer, monter les films avec une visionneuse, une colleuse et les projeter. »

En supplément

  • L'Ouest offre un terreau propice à l'essor des caméras clubs.
  • En 1956, un autre cercle voit le jour sous le nom de Caméra Club nantais, très actif, qui va concourir et être primé à plusieurs reprises.
  • Devenu le Cinéma Vidéo Club de Nantes, il fête ses 70 ans cette année.
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