Mardi 16 septembre
Connaissez-vous le Berligou, le vin des ducs de Bretagne ? 🍇
Rédigé par Chloé Chamouton
Ce vin se révèle noble, raffiné sur bel équilibre rond, fruité et épicé (crédit : Bocage Wines).
C'est l'objet de la conférence donnée ce soir par Alain Poulard, ancien ingénieur agronome à l’IFVV et Marcel Jussiaume, vigneron, auteurs d'un ouvrage sur le sujet paru en 2022. Rendez-vous à 19h à l'espace de la Vallée à Sautron, avec en prime une dégustation.
Un peu d'histoire
- En 1460, le clos du Berligou, situé à Couëron près de Nantes est planté avec du Pinot noir.
- Les 1ers ceps sont alors donnés par Charles le Téméraire à François II duc de Bretagne. Ce cépage rouge, présent bien avant le melon de Bourgogne dans le vignoble nantais acquiert une grande réputation à la suite des visites d'Henri IV lors de la signature de l'édit de Nantes puis de Louis XIV.
- Il tombe dans l'oubli et manque de disparaître à cause des maladies de la fin du XIXe siècle : l’oïdium en 1840, le mildiou et le phylloxéra en 1880.
Zoom sur
- En 2001, des passionnés de terroir local, le groupe des 12, composé de vignerons, d'ingénieurs, de négociants, lui redonnent ses lettres de noblesse. En 2009, l'association le Berligou voit le jour à Couëron.
- Cette dernière a pour ambition de contribuer à la renaissance de ce patrimoine viticole, à travers la plantation et l'entretien d'une vigne conservatoire de Berligou Pinot noir sur un coteau du parc Joseph Bricaud.
- Entrée en production en 2013 et conduite en culture biologique, cette dernière donne selon les années de 1 hectolitre à 2,5 hectolitres de vin.
- Une autre parcelle a été plantée en 2017, quartier Chabossière.... au lotissement du Berligout.
Et aujourd'hui ?
- Dans le vignoble de Nantes, 4 domaines s'attellent à la préservation du berligou.
- Matthieu Bodin, repreneur de Jean Bosseau au Pallet, Pierrick Jussiaume, fils de Marcel Jusseaume au Loroux-Bottereau, Jean-Luc Viaud au Landreau, le domaine Poiron Dabin de Château-Thébaud, produisent près de 30 000 bouteilles sur 9 ha au total. Le précieux nectar se décline en rouge, rosé et pétillant rosé.
- L’idée est de travailler à une appellation future IGP pour une reconnaissance totale de ce cépage médiéval local.
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