Mardi 14 octobre
Qui était Édouard Nignon, ce cuisinier nantais méconnu ?
Rédigé par Chloé Chamouton
Redécouvre le parcours professionnel et la vie de cette personnalité nantaise (crédit : Wikimédia Commons/Fotojet).
Au numéro 2 de la rue Fabert, quartier de la place Catinat, une plaque commémorative dotée d'un QR Code, vient d'être installée sur la maison natale de ce personnage. Elle rend hommage à un illustre chef cuisinier nantais du XIXe siècle, ambassadeur de l'art de vivre à la française, pourtant méconnu du grand public.
On rembobine
- Édouard Nignon est né en 1865 dans la Cité des Ducs au sein d'une fratrie de 8 enfants.
- D’origine modeste, ce fils d'une lingère et d'un journalier entre en apprentissage dès 9 ans et travaille dans plusieurs restaurants de la ville dont le Cambronne et Monier.
- Il se fait embaucher à Paris chez Potel et Chabot, à l'âge de 15 ans, maison la plus renommée de Paris à cette époque. Très vite, il démontre sa virtuosité au piano culinaire.
- Chef au Claridge’s de Londres, puis officiant dans un palace moscovite, il se met aux fourneaux pour le Tsar Nicolas II et pour l’empereur François Joseph. De retour à Paris, il reprend le restaurant Larue pour en faire un établissement de prestige.
- Il parvient à s'imposer à force de travail acharné et de talent, comme un maître cuisinier reconnu à l’international.
Ce qu'il faut savoir
- À l'origine de cette plaque, l'ancien chef nantais Yvon Garnier. Ce dernier a créé il y a 15 ans l'institut Édouard Nignon, afin de préserver le savoir-faire et le patrimoine culinaires nantais.
- Il souhaite également faire redécouvrir à la jeune génération les plats emblématiques de ce cuisinier de la Belle Époque. Ces derniers se caractérisent par des saveurs inédites.
- Parmi les spécialités figurent entre autres, la Beuchelle tourangelle, le homard à l’armoricaine, les huîtres au camembert ou l'Impérial, un gâteau imaginé en 1905, l’année de la création de la 1re boulangerie française en Russie par le Nantais.
L'info en plus
- Le QR code permet aux passants de découvrir la biographie de cet homme, aussi bien féru de bonne chère que de lettres.
- En effet, à la fin de sa carrière, il se consacre à l’écriture d’ouvrages culinaires : L’Heptaméron des Gourmets ou encore ses Éloges de la cuisine française préfacé par Sacha Guitry, qui restent aujourd’hui des références en la matière.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nantes