Mercredi 22 octobre
Dans les coulisses du théâtre Graslin à Nantes
Rédigé par Chloé Chamouton
Le bâtiment se distingue par son architecture grecque (crédit : Adobe Stock).
Angers Nantes Opéra vous convie à une immersion insolite dans l'envers du décor de ce monument emblématique de la Cité des Ducs qui peut accueillir 780 personnes lors des représentations. 2 visites sont programmées ce jour à 10h30 et 14h30.
Un peu d'histoire
- Au XVIIIe siècle, le développement économique de la Cité des Ducs favorise l'émergence d'une nouvelle élite culturelle qui fréquente les cercles artistiques et littéraires et réclame une nouvelle salle de spectacles.
- Jean-Joseph-Louis Graslin, receveur général des fermes souhaite créer un nouveau quartier hors les murs, à l'ouest de la ville : le quartier Graslin.
- Son projet porte sur la construction d'un théâtre pour attirer une clientèle aisée.
- L'édifice est inauguré le 23 mars 1788 et s'impose comme un haut lieu de culture nantaise avec son esthétique singulière.
- Conçu par l'architecte néo-classique Mathurin Crucy, passionné par l’Antiquité, le bâtiment se caractérise par ses 8 colonnes corinthiennes, veillées chacune par une muse.
- Nantes est l’une des 4 villes françaises pouvant se vanter de conserver des salles d’époque XVIIIe et l’une des rares dont les velours sont bleus.
Ce qu'il faut savoir
- Le 24 août 1796, pendant une représentation de Zémire et Azor, une flamme de bougie dans un décor déclenche un incendie qui ravage la salle de spectacle et provoque la mort de 7 personnes.
- Napoléon 1er en visite à Nantes en 1808 accorde des fonds à la ville afin qu’elle finance sa reconstruction. L'édifice renaît de ses cendres en 1813.
En coulisses
- Outre l'histoire du monument, ces visites permettent de découvrir tout un univers autour de métiers méconnus : costumiers, habilleurs, perruquiers, maquilleurs, machinistes, accessoiristes, peintre décoratrice. C'est aussi l'occasion de peaufiner son vocabulaire théâtral ainsi que de s'initier aux superstitions.
- Et de pénétrer dans un dédale labyrinthique de lieux secrets et fascinants, à l'instar de la salle du tonnerre, sous les combles, qui conserve des machines artisanales vieilles de 200 ans, permettant de recréer le bruit du tonnerre, de la pluie et du vent.
- Ou du foyer jardin qui accède directement à la scène, un espace transformé en ruche artistique les soirs de spectacle et occupé par les maquilleuses, coiffeuses et habilleuses.
Y aller : Place Graslin. 5 €. Inscriptions ici.
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