Jeudi 19 mars
Des terrains qui favorisent l'esprit d'aventures à Nantes
Rédigé par Chloé Chamouton
Ces espaces de loisirs reposent sur l'autogestion et la créativité (crédit : Céméa).
Dans le cadre du mois du bien grandir, la Maison des Confluences à Nantes invite à partir de ce jour jusqu'au 1er avril à plonger dans l'histoire de ces lieux de convivialité ludiques.
De quoi s'agit-il ?
- Portés par les CEMEA, ces espaces de liberté gratuits et sans inscription offrent aux grands comme aux petits (4-12 ans) la possibilité d'expérimenter des jeux en construction permanente, de bricoler, fabriquer des cabanes, se reposer, se défouler, cuisiner, rêver, discuter ou tout simplement de ne rien faire.
- L'objectif est de favoriser l'autonomie, la résolution de problèmes, le droit à l'échec ainsi que l’expression créatrice et motrice dans une démarche d'apprentissage et d'éducation populaire.
- Les animateurs accompagnent principalement sur des techniques de constructions. Par exemple : le maniement des outils, pour scier une planche ou arracher un clou.
- Comme le souligne la fiche technique d'un Terrain d'Aventure, Ministère de la Jeunesse et des Sports- vers 1977, « ces derniers doivent plus agir comme des conseillers que comme des directeurs, c'est-à-dire se mettre à l'écoute des enfants, les entraîner au jeu sans leur apprendre à jouer, prévenir les incidents sans les surveiller systématiquement ».
Un peu d'histoire
- Les terrains d’aventure (ou adventure playgrounds) apparaissent après la Seconde Guerre mondiale, d’abord au Danemark puis en France vers les années 1970.
- Ils sont attribués à l’architecte paysagiste danois Carl Theodor Sørensen, qui observe des enfants se divertir librement dans les ruines et matériaux abandonnés.
- L’idée est de créer des sortes de villages où les enfants peuvent manipuler et transformer leur environnement.
- Après un déclin vers 1980, ces lieux connaissent un renouveau en 2020, face à la montée de la sédentarité et l'impact des écrans.
Zoom sur
- Nantes compte 3 terrains aux Dervallières, à Nantes Nord (Chêne-des-Anglais) et au Clos Toreau.
- Ce dernier, mis en place à l'été 2021 et encadré par 3 animateurs se présente comme un véritable laboratoire éducatif et d'inclusion sociale de proximité, avec comme caractéristique sa situation au pied des immeubles du quartier.
- Les enfants ont à leur disposition des pinces, des marteaux et des tournevis ainsi que des matériaux de récupération (bois de palettes).
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