Vendredi 3 avril
Le canal de Nantes à Brest reprend du service
Rédigé par Chloé Chamouton
La Loire-Atlantique compte 18 écluses sur 95 km de voies navigables (crédit : Adobe Stock).
Les plaisanciers (péniches, bateaux électriques) vont de nouveau pouvoir réinvestir les voies d’eau à partir d'aujourd'hui jusqu’au 25 octobre. Le point avec Anne-Cécile Olivier, cheffe du service infrastructures et voies navigables au Département.
Quels ont été les travaux effectués sur le canal ?
- « Depuis plus de 2 ans, les pluies conséquentes et les crues qui arrivent fin janvier-début février complexifient la tâche pour l'entretien que nous ne pouvons effectuer que l'hiver. Nous devons nous adapter aux conditions météorologiques. »
- « L'année dernière, nous avons pu réaliser la protection des berges. Nous venons tout juste de terminer la mise en place de 2 portes d'écluses rénovées (à hauteur de 150 000 € la porte), dans le cadre d'un programme de renouvellement qui a lieu tous les ans. »
- « Nous avons également procédé à la réfection du chemin de halage très emprunté et fragilisé par la tempête Herminia. »
Où en est le chantier de l'écluse Saint-Félix à Nantes, porte d'entrée du canal actuellement fermée ?
- « Nous remettons à jour tous les équipements, elle devrait réouvrir début mai. Durant cette période, la navigation entre l’Erdre et la Loire reste interrompue. C'est une vraie modernisation à hauteur de 720 000 €. »
- « C'est un ouvrage atypique construit dans les années 30, sur lequel nous manquions de connaissances depuis qu'elle est tombée en panne en juillet 2016. »
- « Depuis 10 ans, nous avons fait des tentatives de marché public pour trouver des entreprises compétentes. Ce n'est pas simple. Le frein destiné à consolider l'ouvrage arrive d'Allemagne semaine prochaine. »
- « Par ailleurs, toute la supervision a été revue en intégrant du numérique, ce qui va permettre de soulager les 2 éclusiers qui procédaient à tout manuellement. »
Qu'en est-il des plante invasives ?
- « On en trouve 2 sortes, l'élodée qui pousse sur la partie artificielle du canal de l'écluse de Quiheix jusqu'à Bout de Bois et la jussie sur la partie naturelle. »
- « Les agents interviennent avec des faucardeuses pour arracher et limiter la propagation, car ces plantes se prennent dans les hélices des bateaux. Cette année, nous avons testé une solution en régie, nous avons loué une machine et formé nos agents, ce qui nous coûte moins cher que de faire appel à une entreprise. »
- « Ils ont fait une 1re campagne en février, ils en feront une autre en juin. Par ailleurs, à l'ouverture du canal, nous faisons passer en 1er la péniche Cap Vert, la charge permet de recreuser le chenal et d'embarquer des plantes envahissantes. »
Quelles sont les perspectives ?
- « Nous voulons mettre en place du curage pendant 4 ans jusqu'en 2029, sur le 8e bief, à savoir le site de Bout de Bois. C'est un dossier complexe qui nécessite des mesures pour récupérer les sédiments. »
- « Nous devons creuser des bassins de décantation sur des terrains et passer des conventions avec les agriculteurs. »
- « Nous allons également installer 2 stations de pompage des eaux usées à Guenrouët et du côté de Nort-sur-Erdre. »
Et pour le tourisme ?
- « Nous nous occupons de réhabiliter les maisons éclusières. Cette année, 8 agents éclusiers et 45 saisonniers sont mobilisés en Loire-Atlantique pour le bon fonctionnement touristique. »
- « Il y en 3 qui ouvrent cette année et proposent de la restauration et même du pain, le gîte de la Tindière à Nort-sur-Erdre, la Cueilleuse à Cramezeul et le Terrier à Blain. »
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nantes