Mardi 12 mai
Oasis Environnement donne une seconde vie au papier à Nantes
Rédigé par Anthony Boutin
Le papier récupéré va servir à fabriquer des blocs-notes (crédit : Adobe Stock).
Depuis 2016, Oasis Environnement accompagne les salariés dans leurs démarches en faveur de la transition écologique, au sein des entreprises. L’association nantaise mène actuellement une expérimentation unique en France.
On rembobine
- Cette structure voit le jour il y a 10 ans, suite à un projet de quartier : « Avec des amis et voisins, nous avons lancé des animations pour inciter nos collègues respectifs à réduire, par exemple, leur consommation d’eau », se souvient Cédric Henrat, le cofondateur.
- Les principales demandes concernent alors les détritus qui représentent, en moyenne, 130 kg par salarié en France.
- Dès la 1re année, l’équipe réussit une expérimentation de diagnostics déchets et plans d’actions auprès de 45 commerçants du quartier Talensac.
Parcours sans faute
- Basé rue du Général Buat, Oasis Environnement compte 3 salariés et une trentaine de bénévoles. L’association a déjà accompagné plus de 200 organisations et remporté de nombreux concours.
- « Notre objectif est de donner envie à tous les collaborateurs, d’engager des actions sur les thématiques liées à la transition écologique. »
- L’équipe s’évertue à proposer des animations pour la préservation de la planète : « Zéro plastique », « Répar’actions » ou encore « Planète low tech ».
- En 2024, la structure d’intérêt général est lauréate de l’appel à projet « Economie circulaire » de la Région Pays-de-la-Loire, pour le réemploi du papier.
Le principe
- Organisée jusqu’à fin juin, l’expérimentation « Doublons la durée de vie du papier » est soutenue par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
- Des feuilles, imprimées sur une seule face, sont collectées dans des entreprises : « Chaque année, un salarié utilise en moyenne 25 kg de papier, dont les 2 tiers sont détruits », souligne Cédric Henrat.
- Les pages réutilisables sont envoyées à des chantiers d’insertion, pour former des blocs-notes qui servent de brouillon à des écoliers nantais.
- Une vingtaine de structures volontaires prend part à cette phase de tests. Pour pouvoir y participer, la seule condition est d’avoir un lieu d’implantation dans la région.
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