Pauline Grosselin, créatrice d'une boutique végétale itinérante à Nantes
À Nantes, elle a troqué l’ordinateur pour les jardinières, les deadlines pour les boutures. Après 20 ans dans le graphisme, cette créative a choisi de réorienter sa carrière vers l'univers du végétal. Aujourd’hui, avec sa boutique mobile le Pépin Sauvage, elle sillonne la ville à vélo.
Une reconversion bien enracinée
Tout commence par une prise de conscience. Pauline, issue d’une famille baignée dans la création a longtemps jonglé entre missions
culturelles et commandes pour des agences de publicité. Installée à Nantes, elle travaille pour Mme Columbo lorsqu’elle ressent le besoin de changer d’horizon.
« La question d’une journaliste de RFI a tout déclenché », se souvient-elle. « Elle m’a demandé ce qui comptait le plus pour moi. J’ai répondu sans réfléchir : la nature. » Dès lors, tout s’enchaîne. Une formation horticole de 8 mois au lycée Jules Rieffel à Saint-Herblain confirme son appétence pour le vivant, mais pas pour le salariat agricole.
Elle veut rester libre et autonome. Déjà initiée aux graines et au compost, elle s’investit dans plusieurs projets, dont un jardin suspendu à Chantenay et une Maison du Végétal imaginée pour un appel à projet de la Ville de Nantes. Elle y trouve sa voie : « J’ai compris que je voulais monter quelque chose seule, à mon image. »
Du végétal… à vélo
La transition n’a rien d’un long fleuve tranquille. « Gérer du vivant, c’est gérer un stock qui meurt s’il n’est pas bien traité », explique Pauline. « Et sur les marchés, la météo, la logistique, ce n’est pas toujours évident. »
Mais elle avance, portée par sa conviction et son envie de transmettre. Le Pépin Sauvage naît de ce désir. Une boutique itinérante à vélo, colorée et joyeuse comme elle.
Le plaisir du partage
Pauline ne vend pas seulement des plantes. Elle partage un savoir, une émotion. Cette passion, elle la transmet dans ses ateliers : semis, bouturage, kokedama, ou encore un cours très demandé intitulé “Comment ne pas faire mourir ses plantes d’intérieur”. Le succès est au rendez-vous. « Les gens adorent. C’est un moment de détente, de découverte. »
Les sessions se tiennent dans sa serre ou chez des partenaires, et affichent souvent complet. Pauline ne compte pas s’arrêter là. Elle développe actuellement une offre dédiée aux entreprises, pour entretenir leurs plantes ou proposer des ateliers créatifs sur place. Elle s’occupe déjà du restaurant Zaw, à la gare de Nantes et prépare également des interventions auprès d’enfants.
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