Richard Leclerc, forain de père en fils à Nantes
Depuis maintenant 38 ans, Richard Leclerc est aux commandes de son manège, place du Bon Pasteur, le long de la rue du Calvaire à Nantes, un héritage familial qui fait sa plus grande fierté.
Un pilier nantais
Il fait partie du paysage de la Cité des Ducs. Si la fête foraine bat son plein actuellement sur le cours Saint-Pierre Saint Paul avec des attractions spectaculaires, le manège de Richard Leclerc conserve un parfum un peu suranné. Et divertit petits et grands toute l'année.
Avant de prendre le contrôle du joyau de la famille, ce dernier a d’abord dû faire ses preuves « J’ai travaillé 10 ans avec mes parents avant de reprendre le manège, parce qu'on ne va pas léguer une affaire à quelqu'un qui n'est pas compétent »
Le temps est passé et aujourd’hui : « C'est une fierté personnelle par rapport à moi et à ma famille » se confie-t-il.
Le parcours n’a pas toujours été simple. En 2004, un incendie a détruit le manège, obligeant Richard à investir près de 150 000 euros pour reconstruire une attraction entièrement neuve. « On a eu des hauts et des bas… »
Des travaux qui ont permis de moderniser le carrousel, tout en gardant sa simplicité. « On a un manège traditionnel avec un hélicoptère, une moto de police, un camion de pompier, et des animaux divers. Le but reste le même : attraper la queue de Mickey pour gagner un tour gratuit ! »
Des clients fidèles
Avec le temps, Richard a su s’imposer comme un acteur incontournable dans le cœur des Nantais . « Certains de mes clients ont aujourd’hui 40 ans, et ils venaient déjà quand ils étaient plus jeunes. Aujourd’hui, ils reviennent avec leurs propres enfants .» Plus qu'un simple manège, un pan de la mémoire des Nantais.
Une fidélité construite grâce à la passion du métier : « Les enfants, ils sont fantastiques. D'un an à cinq ans, ils ont tout le temps la banane ! »
Des aléas climatiques
Toutefois, le métier n’est pas sans défis.
« Depuis une quinzaine d’années, la fréquentation varie beaucoup, souvent en dents de scie. Le principal problème, c’est la météo. Avant, on avait les vraies saisons donc on savait à quoi s'en tenir. Aujourd'hui, c'est un peu plus compliqué », raconte Richard. Malgré tout, la période estivale reste la plus fructueuse. Cet été, nous avons la chance d’accueillir un bon nombre de touristes. »
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