Le portrait : Jean-Charles Verdalle, la voix du FC Nantes
Le speaker du FC Nantes entame sa 8e saison consécutive et prend toujours autant de plaisir à faire vibrer les tribunes de La Beaujoire. Retour sur une histoire où la voix a toujours été une voie toute tracée.
Son parcours
« Je suis né à Nantes, j’ai grandi à Nantes et je n’ai jamais bougé de Nantes ». D’une voix calme et assurée, quasi-familière pour les habitués de La Beaujoire, Jean-Charles Verdalle pose les fondations de son attachement à sa ville natale et au club qui lui a tendu le micro.
« J'ai beaucoup de liens avec le FC Nantes. Historiquement, quand ma mère travaillait, le patron de sa boîte était le président de l'association du club. »
Depuis son plus jeune âge, parole de parents, Jean-Charles est à l’aise avec l’art oratoire. Une compétence qu’il met d’abord au service du chant où il a un faible pour la variété française. « Peu de gens le savent mais j’ai participé à l'émission N’oubliez pas les paroles et j’ai gagné 20 000 euros. »
Plus tard, en 2018, au départ de Yannick Bigaud, voix historique du FC Nantes, une annonce passe dans le journal pour prendre sa suite. « Un copain me challenge et me dit « Vas-y ! »
Huit ans de souvenirs
« Je ne dirais pas à chaque match, parce que ce serait mentir, mais globalement, peut-être tous les deux matchs, j'ai une sorte d'introspection qui me dit « Mais est-ce que tu te rends compte de la chance que tu as ? » »
Depuis la saison 2018-2019 et les 1ers frissons avec le lancement de l’hymne à La Beaujoire, Jean-Charles admet être passé par plusieurs émotions. « J’ai plusieurs souvenirs exceptionnels. La victoire en Coupe de France d’abord, speaker au Stade de France, c'est quand même un événement assez important dans une vie ! Je pense aussi à la victoire contre Rennes avec le pénalty d'Abdoulaye Touré à la fin du match »
À l’inverse, « le moment le plus délicat c'est bien évidemment la disparition d’Emiliano Sala. Je ne le souhaite à personne, c'est assez lourd à vivre toute cette émotion. »
Un rapport privilégié avec les supporters
« On travaille en duo ! Je le dis avec vraiment beaucoup d'humilité. Je pense que demain, s'il n'y a pas de speaker dans un stade, ce n’est pas grave. En revanche les supporters, c'est obligatoire. Donc moi j'ai besoin d'eux, comme eux ont besoin de moi. »
Une relation que Jean-Charles entretient bien naturellement. « J’essaie toujours d’être accessible avec les supporters ! Dernièrement j’ai mis en place le fait de souhaiter des anniversaires et je sais que ça marche bien parce que j'en souhaite entre 15 et 20 par rencontre »
« Je suis speaker pour que les gens soient heureux et vivent un moment avec pas mal d'émotions au stade. On a l'un, si ce n'est le meilleur public de France. »
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nantes