Mercredi 7 janvier
Jean-Paul Sidolle, le défenseur nantais des éléphants
Rédigé par Chloé Chamouton
De Fritz au Grand éléphant des Machines de l'île, inspiré de Jules Verne, la Cité des Ducs a de tout temps entretenu des liens avec l'animal (crédit : Adobe Stock).
L'ancien danseur de l'opéra de Nantes et gardien du musée des Beaux-Arts de Nantes à la retraite depuis 2014 vient de publier un ouvrage intitulé Eléphantart, Mémoires d'éléphants. Il dédicace ce jour à Nantes à la Galerie Paradise (6, rue Sanlecque) de 15h à 19h. Entrée libre.
On rembobine
- Tout a commencé il y a 46 ans avec une rencontre, celle d'un éléphant mort et empaillé nommé Fritz.
- Le pachyderme du cirque Barnum et Bailey, devenu fou à l'âge de 80 ans lors de sa dernière parade à Tours en 1902 a du être abattu.
- Sa dépouille a été emmenée à Nantes pour être naturalisée par un taxidermiste de la place Royale avant d'être offerte à la ville de Tours où il prend place dans les anciennes écuries du musée des Beaux Arts.
- C'est en se retrouvant nez à nez avec l'animal que Jean-Paul Sidolle se découvre une véritable passion « Coïncidence, quelques heures après, j'apprends que les éléphants sont en voie d'extermination peut-être même de disparition en raison du braconnage. Une tragédie pour notre planète. »
- Il décide de s'engager en faveur de la cause animale et de défendre les éléphants, à sa manière, en collectionnant tout ce qui s'y rapporte (peluches, taille-crayons), constituant un troupeau de 1 201 objets. « À chaque achat, j'ai l'impression de sauver un éléphant. »
Le concept
- Il crée alors son association. Reclassé gardien au musée des Beaux Arts après une blessure au tendon d'Achille qui met fin à sa carrière de danseur à l'âge de 35 ans, il côtoie peintres, plasticiens, écrivains, photographes, poètes, sculpteurs avec lesquels il entretient de bonnes relations.
- « Je leur ai écrit une lettre ou un mail pour leur demander de dédier une œuvre à l'un des éléphants-objets de mon troupeau, numérotés par ordre chronologique. À ce jour, 952 artistes issus de 59 pays ont répondu favorablement. »
- Parmi les créations, figurent des pièces, dessins ou vidéos de Philippe Cogné, de Fabrice Hyber ou encore de Jean Marais. Brigitte Bardot lui a même offert un dessin original de sa main pour soutenir ce projet.
- « Ce catalogue vise à sensibiliser le public à l’environnement, aux espèces en voie de disparition et à la promotion artistique. »
L'info en plus
- Jean-Paul Sidolle a investi les économies de sa vie (40 000 €) afin de publier à 3 000 exemplaires cet ouvrage (15 €).
- Ce dernier doit donner lieu dans les mois qui viennent à des interventions en milieu scolaire et à une exposition.
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