L'entretien : « Un campus maritime pour montrer l'excellence de la recherche à Nantes »
Depuis début novembre à Nantes, Magali Bricaud dirige le centre Atlantique de l’institut de recherche public français. Cette experte de 54 ans mobilise toute son énergie, pour répondre aux grands enjeux océaniques et climatiques.
Pouvez-vous présenter votre parcours ?
« Diplômée d’une grande école parisienne et titulaire d’un doctorat en microbiologie, j’ai d’abord travaillé dans le privé, avant de devenir chercheuse à l’INRA, de 2001 à 2008. »
« Ensuite, au Canada, j’ai notamment rejoint le ministère français des Affaires étrangères, en tant qu’attachée de coopération scientifique et universitaire. »
« Depuis 8 ans, j’étais directrice de l'enseignement supérieur et de la recherche pour la Région Pays-de-la-Loire. »
À quoi sert l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer ?
« La mission de cet organisme, créé en 1984, est de produire de la science sur l'océan et de la partager, pour préserver la biodiversité et les écosystèmes marins. »
« Certaines de ses activités sont liées aux pouvoirs publics, et d’autres aux entreprises, avec le transfert d'inventions destinées à développer l'économie maritime. »
« L’Ifremer sensibilise aussi le grand public, par exemple lors de la fête de la science. »
Comment fonctionne le centre Atlantique de l’Ifremer ?
« 200 chercheurs, ingénieurs et techniciens sont basés à Nantes. 70 autres évoluent dans des stations expérimentales, sur le littoral Atlantique. »
« Notre activité est dédiée à l’exploitation des ressources marines, la qualité des eaux littorales, ainsi que la pollution, l’impact des contaminations chimiques et biologiques. »
« Enfin, les biotechnologies font avancer le secteur de la santé, grâce à la valorisation d’organismes comme les microalgues. »
Quels sont vos grands chantiers ?
« L’objectif du projet Seemer est de réhabiliter et moderniser 2 bâtiments scientifiques, sur notre site du Petit Port. »
« En construisant un campus maritime avec l’École centrale et l’ENSM, l’idée est de mutualiser et montrer l'excellence de la recherche à Nantes. »
« Les travaux, estimés à 14 millions d’euros, débuteront en 2027 pour une livraison en 2029. »
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