L'entretien : « Le centre de stockage de batteries nantais est le plus grand de France »
En décembre dernier, Harmony Energy a inauguré une méga-installation sous le pont de Cheviré. Ces 52 piles géantes permettent d’équilibrer le réseau électrique. Explications de Clément Girard, directeur général et des opérations.
Pouvez-vous présenter votre entreprise ?
« La société britannique Harmony Energy, née en 2010, s’est d’abord spécialisée dans l’éolien. 6 ans après, elle s’est lancée dans le stockage d'énergie par batterie. »
« Au fur et à mesure, le besoin dans d'autres pays européens a émergé et j’ai cofondé la filiale française en 2022, avec Andy Symonds. »
« L’idée est de développer de grands projets de parcs de batterie connectés au réseau de transport. En parallèle, nous travaillons aussi dans le solaire. »
Que faut-il savoir sur la centrale mise en tension en août dernier, à Nantes ?
« Ce parc de 52 conteneurs, inauguré mi-décembre en bord de Loire, est le plus grand de France. »
« Ce site de stockage de l’électricité par batterie, d’une surface totale de 12 500 m2, affiche une capacité de 100 mégawatts, la puissance maximale qu'on peut délivrer à un instant T. »
« Son réservoir d’énergie de 200 mégawatts-heure représente à peu près la consommation du parc résidentiel de la métropole nantaise, pendant 2 heures soit 170 000 foyers. »
De quelle manière fonctionne le parc ?
« Ses enceintes déploient une énergie équivalente à celle de plusieurs millions de petites piles AAA, qu’on utilise à la maison. »
« Les batteries sont contrôlées à distance par les opérateurs. Sur le marché de l’électricité, nous proposons notre centrale pour équilibrer le réseau. »
« L’objectif est de répliquer ce dispositif dans une dizaine d’autres lieux du territoire français, d’ici à 2030. »
Comment décidez-vous des sites d’implantation ?
« Les emplacements sont choisis avec énormément de précaution. Ils doivent être situés à proximité d’un poste électrique important et éloignés des habitations pour éviter les nuisances sonores. »
« Le dernier critère repose sur les enjeux environnementaux. Il n’y avait aucun risque à Nantes, où la centrale a été construite sur les vestiges d'une ancienne centrale EDF à charbon. »
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