Le brochet, une espèce repère en Loire-Atlantique
Depuis 5 semaines, des milliers de passionnés se retrouvent au bord des cours d’eau du département pour capturer la truite. A partir du 25 avril, le brochet remplira à son tour les viviers. Le point avec Laurent Thibault, de la Fédération des pêcheurs de Loire-Atlantique.
Quel est le rôle de votre association ?
« Il consiste à développer la pêche de loisirs et à assurer une meilleure protection des milieux aquatiques et des espaces dédiés à la faune piscicole. C’est-à-dire, la qualité des cours d'eau et la présence de frayères, destinées à faciliter la reproduction des différentes espèces. »
« Créée dès 1921, notre fédération comptait l’an dernier 33 788 adhérents, tous détenteurs d’une carte de pêche qui autorise la pratique en eau douce, partout en France. Sans ce titre, vous pouvez être verbalisé. »
Comment peut-on pêcher la truite ?
« Dans le département, la truite fario se reproduit de manière naturelle, dans 2 rivières du nord de l’agglomération nantaise, classées en 1re catégorie : le Cens et le Gesvres. »
« La règle est le no kill, c’est-à-dire relâcher systématiquement les poissons qui sont pris. La pêche à la truite, technique et très fine, fait appel à notre instinct de prédateur. Cette pratique nécessite de se fondre dans la nature et de rester le plus discret possible. »
Quelles sont les solutions, pour les novices ?
« Pour la pêche artificielle, il existe 4 parcours loisirs de 2e catégorie : le ruisseau du Pont Serin, entre Fay-de-Bretagne et Blain, la Brutz autour de Rougé, la Divatte à Barbechat, et le ruisseau de Gravotel à Moisdon-la-Rivière. »
« La truite n’est pas dominante dans ces endroits, où la capture des poissons est plus facile. Cela permet aussi de soulager la truite sauvage, d’une pression de pêche parfois intense. »
Que faut-il savoir au sujet de la pêche du brochet ?
« C’est vraiment notre espèce repère, présente partout en Loire-Atlantique : dans la Loire, l’Erdre, la Sèvre nantaise ou le canal de Nantes à Brest. »
« Ce poisson peut être capturé et conservé, pour être dégusté. Un pêcheur doit se limiter à 3 carnassiers par jour, dont 2 brochets, dans les zones où le prélèvement est autorisé. »
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