L'entretien : « L'aéroport de Nantes prend des engagements pour l'environnement »
Une station de traitement des eaux de pluie sera mise en service en octobre, à Nantes Atlantique. D’autres initiatives marquantes sont menées sur le site de Bouguenais. Le point avec Rémi Motte, directeur des services techniques Ago, Aéroports du Grand Ouest.
En quoi consiste cette nouvelle installation de traitement des eaux ?
« Son objectif est de pouvoir récupérer l'ensemble des eaux pluviales qui ruissellent sur nos surfaces imperméabilisées : la piste, le taxiway et le tarmac. »
« Nous les collectons au niveau de 3 points de rejet, pour les rassembler dans un bassin situé à environ 100 m de la piste. »
« Ce grand réservoir, de 50 m de long et 35 m de large, possède une capacité de 3 500 m3. »
Comment se déroule l’opération ?
« Après leur récupération, les eaux sont envoyées vers un équipement qui permet de dégrader les produits destinés à déverglacer la piste et les avions, l’hiver. Des bactéries mangent ces sels et rendent l'eau plus pure. »
« La 3e étape est la décantation du liquide résiduel, sur des plantations de roseaux. Enfin, les eaux repartent dans le milieu naturel. »
« D’autres engagements en faveur de l’environnement sont pris par la société concessionnaire Vinci, sur la biodiversité, la qualité des eaux ou l’empreinte carbone. »
Que mettez-vous en œuvre, par exemple ?
« Une nouvelle station de lavage est mise en service pour la location de voitures. Elle fonctionne avec un système de recyclage de l’eau qui tourne en boucle, dans ces appareils. »
« Chaque jour, les pompiers de l’aéroport doivent tester leurs camions. Grâce à une installation, l’eau utilisée pour ces essais est récupérée et réintégrée dans les véhicules. »
Quels efforts sont fournis, en matière de décarbonation ?
« Nous peaufinons actuellement les réglages d'un dispositif électrique qui délivre de l'énergie pour le fonctionnement et la climatisation des avions en escale, à la place des groupes électrogènes qui marchaient au carburant. »
« Une sorte de rallonge électrique vient se connecter sur 12 postes d’avions, et un gros tube envoie de l'air chaud ou frais dans l'appareil. L’aéroport nantais est assez précurseur sur ce sujet de la décarbonation. »
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