Mercredi 3 décembre
La société nantaise Redeem revalorise les attelles
Rédigé par Farah Sadallah
Ne jetez pas vos anciennes attelles, elles peuvent être remises en état (crédit : Adobe Stock).
La société nantaise commercialise, pour la première fois sur le territoire, des attelles revalorisées. Elles seront bientôt remboursées courant 2026. Une première nationale.
La petite histoire
- Clémence Cornet, fondatrice et CEO de Redeem connaît une première vie dans l’écosystème de la mode, au sein du groupe Eram. Déjà sensible à la revalorisation, l’ancienne directrice de marque chez Bocage est à l’origine de l’offre de location de chaussures et de seconde main, développée il y a 8 ans.
- « J’ai mis les deux pieds dans l’économie circulaire et post-covid, je me suis envolée vers un autre projet avec la volonté de me sentir utile, à travers l'entrepreneuriat. » Clémence Cornet a eu l’idée de Redeem en 2022, en vacances au ski avec ses enfants.
- « L’un d’eux a eu une entorse au genou. Il a eu une attelle pendant quelques jours au ski, puis je l’ai rapportée à ma généraliste, pour qu’elle la réutilise. » Mais ce n’est pas possible. La réglementation française ne le permet pas.
Rendre le concept légal
- Pour autant, depuis 2020, une directive européenne autorise la revalorisation de ces dispositifs et impose à chaque pays de donner le cadre d’application de cette directive, comme la liste des produits concernés.
- Clémence et son équipe ont donc travaillé sur la création d’une nouvelle norme, afin qu’un décret national autorise, enfin, la remise en bon état d’usage des dispositifs médicaux à usage individuel. Depuis décembre 2025, ces derniers peuvent être commercialisés.
- La CEO a pour ambition de devenir la première filière de revalorisation de dispositifs médicaux, avec d’abord les petits appareillages orthopédiques, « qu’on estime à 60 millions en France », affirme-t-elle.
Comment ça marche ?
- En amont, les usagers déposent leurs attelles dans des bornes, auprès de réseaux d’établissements de santé, comme le CHU de Nantes, et dans les réseaux d’officines, comme la Grande pharmacie de Paris.
- « On est principalement implanté dans l’Ouest pour le moment. » Redeem compte aujourd’hui 200 bornes, mais vise les 2000 à horizon 2026.
- Le tri est ensuite réalisé au sein de leur local sur l’île de Nantes. « On vérifie ce qui est exploitable et non exploitable. Sur la totalité, entre 20 et 30 % sont mis de côté », explique Sébastien Monteau, le responsable opérationnel. Puis, place au nettoyage manuel. « C’est le plus gros du travail. On est dans la revalorisation pure et dure. On dépoussière, on enlève les poils, les tâches…»
- Après avoir été désinfecté et identifié, l’appareillage est emballé et prêt pour la commercialisation. « On a plus de 10 000 dispositifs en cours de revalorisation, et là, on a nos premières commandes pour le CHU de Nantes et le groupe Hospi Grand Ouest », annonce la CEO.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nantes