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Mardi 19 mai

Une journée de sensibilisation aux AVC à Nantes

Rédigé par Farah Sadallah
Il est important de se faire dépister pour prévenir les AVC (crédit : Adobe Stock).

Le centre hospitalier de Laënnec organise aujourd’hui une journée de sensibilisation sur l’AVC, afin d’informer le public sur les facteurs de risque, les signes d’alerte, la prise en charge en urgence, ainsi que les ressources disponibles après un accident vasculaire cérébral. 

De quoi s'agit-il ?

  • Il existe deux types d’AVC : l’accident vasculaire cérébral hémorragique et l’infarctus cérébral. Le premier est dû à une artère qui se rompt et le deuxième à un caillot qui bouche l’artère, selon les explications du neurologue au CHU de Nantes, Benoît Guillon, également président de l’association France AVC 44.
  • En Pays de la Loire, en 2025, 7 200 personnes ont été hospitalisées en urgence pour un AVC.
  • « 20 % l’ont été pour une hémorragie cérébrale, et 80 % pour un infarctus cérébral », explique le neurologue. Sachant qu’au CHU de Nantes, 1 700 AVC sont pris en charge chaque année.
  • À ces chiffres, il ajoute les accidents ischémiques transitoires (AIT).
  • « L’urgence n’est pas la même. Les symptômes durent une heure, et s’ils se répètent, ils peuvent un jour déclencher un AVC. On est donc sur de la prévention pour éviter la récidive. » En 2025, 2 500 personnes ont subi un AIT dans la région et 340 ont été pris en charge au CHU de Nantes. 

Les symptômes 

  • De nombreux symptômes existent, selon le neurologue, mais les plus fréquents sont l’arrivée brutale d’une paralysie du visage, d’une aphasie (la perte du langage) et de l'hémiplégie (la paralysie d’une partie du corps).
  • « Ce sont ces symptômes qui vont le plus impacter l’autonomie de la personne et cela vaut aussi pour l’AIT. C’est pourquoi, il est recommandé d’appeler le 15. »
  • Dans le cas d’une paralysie soudaine du bras, provoquée par un infarctus cérébral, un traitement d’urgence est alors administré : un liquide va venir dissoudre le caillot bouchant l’artère.
  • « De gros progrès ont été faits sur la prise en charge depuis ces dernières années. La technique de la thrombectomie, par exemple, qui va venir récupérer le caillot, officie depuis huit ans et permet aux patients de se remettre très vite d’un AVC. »

Qui est concerné ?

  • « L’âge moyen d’une personne qui déclenche un AVC est de 75 ans », indique le neurologue. C’est la première cause de mortalité chez les femmes, « car elles vivent plus longtemps que les hommes ». C’est en revanche la troisième cause chez ces derniers.
  • Des facteurs de risques peuvent être à l’origine de ces accidents vasculaires cérébraux, comme l’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète, le tabac, l’obésité, la sédentarité et les maladies cardiaques.
  • « Il est important de se faire dépister pour prévenir les AVC. En prenant sa tension ou en faisant une prise de sang, on peut découvrir une hypertension ou un diabète et ainsi prendre un traitement. »
  • Selon le neurologue, les traitements contre l’hypertension réduisent de 50 % les risques d’ AVC. Et les résultats sont probants. « Ces 15 dernières années, on a réussi à reculer l’âge du premier AVC de 8 ans. Mais nous avons encore une grande marge de progression, car seuls 20 % des personnes faisant de l’hypertension sont correctement traités et équilibrés, par exemple. »
  • Autre point d’alerte : l’augmentation des AVC chez les jeunes. « Il y a 15 ans, ce n’était pas le cas. » En France, cette hausse serait provoquée par plus de surpoids et d’obésité chez les jeunes et la réduction de l’activité physique. 

S’y rendre : dans le hall du Centre Hospitalier Laënnec à Nantes (44), de 14h à 17h.

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