Mardi 26 mai
Santé mentale des sportifs, où en est-on ?
Rédigé par Chloé Chamouton
Les sportifs de haut niveau sont soumis à de nombreuses pressions (crédit : Adobe Stock).
Le cinéma Grand Ecran accueille ce soir à 19h15 au 37 boulevard Albert Einstein à Nantes une conférence sur cette thématique, intitulée "l'ombre de la victoire". Elle est organisée par l'association Effervescence Jeunes. Gratuite et entrée libre.
L'idée
- « Cet événement nous tient à cœur, il est né d'un projet d'études autour de la santé mentale. Nous sommes 6 étudiants sportifs et nous trouvons que ce sujet est peu abordé dans le sport de haut niveau, où il existe de nombreuses pressions, celles de la performance et de la réussite. Dans ce domaine, on considère que demander de l'aide, c'est faire preuve de faiblesse », insiste Maël Guengant, chef de projet événementiel.
- « Notre objectif, c'est de faire en sorte que la parole sur les fragilités psychologiques se libère, d'améliorer le bien-être dans le sport de haut niveau et de montrer que se faire aider, c'est au contraire faire preuve de maturité. »
- « Lors des difficultés rencontrées, il ne faut pas hésiter à en parler à sa famille, son entraîneur ou manager, il existe des associations qui peuvent soutenir et accompagner. Le tout est de franchir le cap. Le suivi psychologique reste fondamental. »
Voici comment
- La soirée réunit 4 conférenciers, tous sportifs.
- Autour du préparateur mental Gérard Faure, 3 intervenants vont partager leurs expériences et faire part des difficultés rencontrées au cours de leur carrière, chacun dans leur discipline : Georges Souvent (rugbyman et capitaine du Stade Nantais), Mickaël Lesage, (arbitre fédéral de football) et Romain Bartra (boxeur professionnel).
- Parmi les thématiques abordées figurent notamment la pression des parents, l'impact des acteurs extérieurs sur la santé, qu'il s'agisse des réseaux sociaux ou des supporters et les clés pour mieux gérer le stress.
Pourquoi c'est important ?
- Selon une enquête menée en 2024 auprès de 1 885 sportifs de haut niveau âgés de 16 à 25 ans l'INSEP, 1 jeune sportif de haut niveau sur 5 exprime une souffrance psychologique.
- 20 % déclarent ressentir un mal-être mental, 44 % souffrent de troubles du sommeil, 24 % présentent des troubles anxieux généralisés.
- 15 % à 45 % des jeunes athlètes féminines présentent des comportements alimentaires à risque.
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