Jeudi 28 mai
Se protéger du moustique-tigre
Rédigé par Chloé Chamouton
Cette espèce ne fait pas de bruit (crédit : Adobe Stock).
Une réunion d'information publique est organisée ce jour à 18h30 à Saint-Sébastien-sur-Loire en mairie, en présence de François Meurgey, entomologiste au Muséum d'histoire naturelle de Nantes. Gratuit, entrée libre.
Quelles sont ses caractéristiques ?
- « C'est le plus petit de tous les moustiques, il mesure environ 6 millimètres, il présente des couleurs tranchées noires et blanches. »
- « Il ne fait pas de bruit et a deux périodes d'activités, le matin et le soir. Il peut faire des piqûres qui ne se sentent pas immédiatement. Actuellement selon l'ARS, il est présent sur 13 communes de la métropole nantaise mais il va finir par être présent partout en France. »
Comment expliquer cette prolifération ?
- « Il faut considérer que les espèces étendent leurs aires de développement. Si les conditions climatiques et les milieux sont propices, elles se reproduisent. »
- « Le réchauffement climatique et les échanges internationaux contribuent à sa propagation. C'est un insecte à phase larvaire aquatique qui se développe dans un milieu ombré. »
- « Cette espèce tropicale pond avant des fronts pluvieux. Il suffit d'un verre vide encore un peu mouillé sur votre table de jardin pour que les œufs donnent des larves. »
Quels sont les risques ?
- « En France, le risque épidémique est pris en compte mais il reste faible. »
- « Le moustique tigre est vecteur de plusieurs maladies, pouvant donner lieu à des épidémies, la dengue, le chikunguya, le Zika dangereux pour les femmes enceintes, car il entraîne un retard de développement du fœtus et des malformations. »
Comment lutter contre le moustique-tigre ?
- « Il n'y a pas de solution miracle, on ne pourra pas l'éradiquer. Il faut réussir à faire baisser le nombre de populations en dessous d'un seul acceptable pour la santé humaine. »
- « Cela passe par une prise de conscience collective, C'est de la responsabilité de chacun (collectivités et habitants). »
- « Pour s'en prévenir, il s'agit de supprimer les gîtes et d'adopter des gestes simples dans son jardin (retourner son verre, son arrosoir), favoriser les prédateurs naturels en créant des mares pour attirer les libellules, en permettant aux martinets, hirondelles et chauve-souris de nicher, ces dernières mangeant 4000 moustiques par nuit. »
- « Il est déconseillé d'utiliser des larvicides, qui sont nocifs pour l'environnement et vont tuer d'autres espèces.»
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