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Bonjour,
L'actualité du 5 février

Météo :

Le soleil sera de retour cet après-midi après la dissipation des brumes matinales (min : 2° ; max : 9°).

Trafic :

Les lignes T1 et T4 seront fortement perturbées à partir de 21h. Plus d'informations ici.

Le secteur du tourisme veut « RHEVER » 👨‍🍳

Hôtels, restaurants, salles de réception et centres de formation ouvrent leurs portes durant 4 jours (crédit : Métropole de Lyon).

Après l’immense succès du SIRHA, c’est au tour des acteurs locaux de mettre en avant leurs professions jusqu’à samedi. 

Ce qui se passe

  • Le festival RHEVE est de retour pour une 3ᵉ édition. Organisé par la Métropole, OnlyLyon et la MMI’e, son objectif est de promouvoir les métiers de la restauration (R), de l’hôtellerie (H) et de l’événementiel (EVE).
  • Cette année, plus de 70 partenaires sont mobilisés dans 30 lieux répartis entre Lyon et 7 communes voisines, comme Francheville et Villeurbanne.
  • « Soutenir la filière touristique, cruciale pour l’attractivité et à l’économie de notre territoire, est essentiel », souligne Bruno Bernard, président de la Métropole.

Le contexte

  • RHEVE a été imaginé en 2022, au lendemain de la crise de la Covid, afin de relancer l’attractivité des métiers du tourisme sur le territoire.
  • 3 plus tard, force est de constater que la branche est toujours sous tension, alors même qu’elle représente près de 40 000 emplois dans la métropole.
  • Mais ces postes sont largement perçus comme de simples « jobs étudiants » et les professionnels peinent à trouver une main-d’œuvre durable et qualifiée.

Le principe

  • C’est là qu’intervient le festival qui avait réuni 2 200 participants en 2024. « Nous voulons faire découvrir l’envers du décor d’un restaurant, d’un hôtel ou d’un centre de congrès, que les habitants aillent à la rencontre des équipes pour susciter des vocations », détaille Séverine Hémain, vice-présidente chargée de l’emploi local.
  • Grâce à ses ateliers pratiques, ses escape game et ses mises en situation, RHEVE permet de toucher aussi bien les jeunes et les étudiants que les actifs en reconversion.
  • Les 50 animations proposées sont toutes gratuites, mais elles nécessitent une inscription. Le programme complet ici.
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Le concept fou de Jérémy Galvan 🔪

Chaque soir, les convives sont conduits les yeux bandés vers un lieu mystérieux à une trentaine de minutes du centre-ville (crédit : Thibault Manuel).

Le chef étoilé ouvre ce mercredi 220 BPM, un restaurant hors du commun niché dans un lieu tenu secret dans les Monts du Lyonnais.

La genèse

  • À Lyon, Jérémy Galvan s'est imposé comme une figure de la cuisine audacieuse, mettant à l'honneur les produits locaux et proposant des expériences sensorielles. Après la fermeture de son restaurant du Vieux-Lyon cet été, il a voulu repousser les limites de la gastronomie traditionnelle.
  • « Je voulais gommer ce qui pouvait ramener le visiteur à l'idée qu'il se fait d'un restaurant gastronomique », nous explique-t-il. Avec 220 BPM, il invite à un voyage où les conventions sont mises de côté au profit d'une expérience brute.

À quoi s'attendre ?

  • Tout commence place Bellecour. Les convives y sont accueillis, leurs yeux sont bandés puis ils sont conduits vers un lieu secret au cœur de la nature.
  • Une approche radicale, qui fait de la surprise un ingrédient central du repas. « Vous ne serez pas installés sur une table, vous allez manger avec les doigts. L'idée, c'est vraiment de se connecter à l'émotion primitive, d'être dans la découverte », décrit le chef.
  • L'environnement joue, lui aussi, un rôle essentiel. La forêt environnante apporte une dimension mystique à la soirée.

Au menu

  • Pendant près de 4 h, les convives découvrent une succession de 30 créations secrètes, imaginées pour stimuler tous les sens.
  • « C'est une dégustation plus pure, selon moi, et qui doit mettre en éveil les émotions », ajoute Jérémy Galvan.
  • Le menu, volontairement mystérieux, joue sur les textures et les saveurs pour créer un moment hors du temps. Comptez tout de même un dîner/voyage à partir de 455 €.
  • Le « restaurant » est ouvert du lundi au samedi en soirée. Réservations et informations ici.
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De La Paz à Montluc : l’incroyable arrestation de Klaus Barbie 🕵️‍♂️

Klaus « Altman » Barbie a passé une semaine à Montluc sur ordre de Robert Badinter (crédit : Archives départementales et métropolitaines).

Le 5 février 1983, le boucher de Lyon était symboliquement incarcéré à Montluc, prison dont il fut le maître durant la Seconde Guerre mondiale.

La traque

  • Pendant près de 40 ans, Klaus Barbie a échappé à la justice. Après la guerre, il est protégé par les services secrets américains et fuit en Bolivie, où il devient Klaus Altmann, un homme d’affaires influent.
  • Mais dans les années 1970, des soupçons se précisent : Serge et Beate Klarsfeld, déterminés à retrouver les criminels nazis, obtiennent la confirmation que cet Altmann n’est autre que Barbie.
  • L’étau se resserre grâce à leurs recherches et à la pression internationale. La découverte fait la Une des journaux européens.

Le piège

  • En 1972, le journaliste Ladislas de Hoyos obtient des autorités boliviennes le droit d’interroger Klaus Altmann, ce dernier souhaitant démentir.
  • L’échange se déroule en allemand, mais de Hoyos glisse volontairement une question en français : « Avez-vous déjà été à Lyon ? ». Barbie répond instinctivement, dévoilant ainsi qu’il comprend parfaitement une langue censée lui être inconnue.
  • De plus, il manipule sans méfiance des photos sur lesquelles il laisse ses empreintes digitales, offrant une preuve irréfutable de son identité à la justice française. Des extraits de l’interview sont disponibles dans ce reportage.

L’arrestation

  • Après des années de négociations, la France obtient enfin son extradition début février 1983, en échange d’un prêt et de la livraison d’armes à la Bolivie.
  • Barbie est d’abord transféré en Guyane avant d’être ramené à Lyon le 5 février. Son incarcération à Montluc est hautement symbolique. « Quarante ans après ses crimes, c’est à Montluc que Barbie devait passer la nuit, seul dans une cellule avec les ombres des êtres qu’il avait martyrisés », déclarait le ministre de la Justice Robert Badinter.
  • Après une semaine, il est transféré à Saint-Joseph pour éviter l’agitation médiatique. 4 ans plus tard, il sera jugé et condamné à perpétuité pour 17 crimes contre l’humanité.
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L’INA et les Archives s’unissent 📺

Le petite lucarne s'incruste dans l'impressionnant bâtiment de la rue Mouton-Duvernet jusqu'en juillet (crédit : INA/Adobe Stock - montage l'Essentiel).

Aujourd'hui, le cube doré accueille une soirée pour plonger dans l’histoire et la culture à travers des images d’archives.

Le concept

  • À partir d’aujourd’hui et jusqu’en juillet, chaque 1ᵉʳ mercredi du mois, les Archives départementales et métropolitaines offrent un voyage dans le passé avec les Rendez-vous avec l’INA.
  • Ces projections gratuites, en partenariat avec l’Institut national de l’audiovisuel, permettent de redécouvrir des documents télévisés conservés depuis des décennies.
  • Les sujets abordés touchent à l’histoire locale et nationale, offrant une perspective unique sur des événements marquants. L’occasion (re)voir des images rarement, voire jamais, diffusées et de mieux comprendre leur contexte.

Ce qui est prévu

  • À 18h, le 1ᵉʳ Rendez-vous avec l’INA de l’année propose un film de Jean-Jacques Goron intitulé L’histoire de la Révolution française : le Directoire (entrée libre au 34 rue Mouton-Duvernet, Lyon 3ᵉ, dans la limite des places disponibles).
  • Ce documentaire de 50 min revient sur la période mouvementée qui a suivi la chute de Robespierre en 1794, un moment où la République vacille entre instabilité politique et aspirations démocratiques, y compris à Lyon.
  • Les mois suivants, d’autres thématiques seront abordées, comme la dépénalisation de l’avortement en mars, la traque du gang des Lyonnais en avril ou encore l’histoire des frères Lumière en juin.

L’info en plus

  • En parallèle, les Archives départementales accueillent jusqu’au 22 mars une exposition intitulée « Ruptures et Fondations. La Révolution dans le Rhône et à Lyon ».
  • À travers des documents originaux et des objets d’époque, elle met en lumière l’impact de cette décennie charnière sur la ville et la région.
  • Là aussi, l’exposition est librement accessible de 8h30 à 17h du mardi au vendredi.
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La question : Pourquoi Lyon s’appelle-t-elle ainsi ? 🦁

Contrairement à ce qui dit une légende urbaine, « Lyon » n'a aucun lien avec le fait que le Rhône et la Saône forment un Y (crédit : Adobe Stock).

Ville des Lumières, capitale des Gaules, cité des Gones : Lyon possède bien des surnoms. Tous ont un rapport plus ou moins marqué avec sa véritable histoire toponymique.

Les hypothèses

  • Plusieurs théories circulent sur l’origine du nom de Lyon. Certains pensent qu’il vient du lion, l’animal symbole de la ville, présent sur ses armoiries et un peu partout dans ses rues.
  • D’autres voient dans la forme du confluent entre le Rhône et la Saône un Y, qui aurait inspiré le nom.
  • Ces idées sont populaires, mais elles ne reposent sur aucun fondement historique. L’explication se trouve bien plus loin dans le temps.

Les réponses

  • Comme on peut s’en douter, l’origine du nom de Lyon remonte à l’époque gallo-romaine. La ville s’appelait Lugdunum. Le mot est composé de Lug, qui désigne soit un dieu celte, soit « lumière » selon les versions, et de dunum, qui signifie « colline » ou « forteresse ».
  • Ce nom fait directement référence à Fourvière où la ville a été fondée en - 43 avant notre ère. Avec le temps, Lugdunum s’est transformé en Lugdon puis en Luon, avant de devenir Lyon au XIIIe siècle.

Pour l’anecdote

  • Lyon partage cette racine étymologique avec d’autres villes comme Laon en France, et même Londres, qui s’appelait autrefois Londinium, un dérivé breton de Lugdunum.
  • Autre fait marquant : en 1793, après le siège de Lyon par les troupes révolutionnaires, la ville a été « privée » d’appellation et rebaptisée Commune-Affranchie durant un an.
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Revue de presse 🗞

25 Lyonnaises mises à l’honneur

LyonFemmes a dévoilé les 25 Lyonnaises qui marqueront 2025. Issues de la gastronomie, du sport, de la culture ou encore de l'entrepreneuriat, elles ont été récompensées pour leur engagement et leur talent. Revivez la soirée de remise des prix ici.

JO 2030 : Martin Fourcade renonce

Le champion olympique ne briguera finalement pas la présidence du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030. Martin Fourcade évoque une « décision difficile », notamment en raison du choix de localiser le siège du comité près de l’aéroport Saint-Exupéry. Les détails sur Lyon Capitale.

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Nos idées sorties 💡

Orgue et cordes à l’Auditorium

Le compositeur et organiste Thierry Escaich s’associe au Quatuor Tchalik pour un concert mêlant classiques et créations contemporaines. De Mozart à Mendelssohn, le programme met en lumière la richesse du dialogue entre orgue et quatuor à cordes.

  • 20h.

  • 149 rue Garibaldi, Lyon 3ᵉ.

  • 19 €. Billetterie.

(Adobe Stock)

(Julien Sigalas)

On s’était dit rendez-vous…

Isabelle et Romain ne s’étaient pas revus depuis 20 ans. Lorsqu’ils se croisent par hasard, leurs certitudes vacillent. Peut-on tout recommencer sans tout briser ? Entre éclats de rire et moments de doute, cette comédie rythmée de Julien Sigalas explore les choix de vie avec légèreté.

  • 20h30, jusqu'à samedi.

  • 7 rue des Capucins, Lyon 1ᵉʳ.

  • 22 €. Billetterie.

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Direction de la rédaction : Jean-Marc Paillous avec Emmanuelle Magne et Dany Laforge. Rédacteur en chef : Léo Mourgeon. Avec : Clémentine Duverly et Adrien Giraud.

À demain !

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