Le futur tram T8 se précise 🚊
Le lancement des concertations préalables de 2 projets de transport structurant l’est lyonnais sera voté aujourd’hui lors du Conseil d’administration du Sytral (diffusé en direct sur YouTube à 14h).
La genèse
- En 2026, les trams lyonnais iront jusqu’au T10… mais pas de T8 à l’horizon. Une curiosité qui devrait être corrigée dans les années à venir. Le projet de ligne, présenté ce mardi aux administrateurs du Sytral en vue du lancement de la concertation préalable, revient de loin.
- À l’origine, le numéro 8 était associé à un tracé entre Bellecour et la Part-Dieu, abandonné en 2021 en raison de sa complexité d’intégration urbaine et de la priorité donnée à d’autres projets.
- C’est finalement dans l’est de la métropole que ce tram trouvera sa voie, pour répondre à la saturation de certaines lignes et accompagner les grands aménagements en cours dans ce secteur.
À quoi s’attendre ?
- Le T8 reliera La Soie à la gare de Vénissieux sur un tracé de 8,1 km. Il desservira une douzaine de stations à travers Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Bron, Saint-Priest et Vénissieux.
- Le trajet durera 21 min, avec une rame toutes les 10 min aux heures de pointe. Le tram passera notamment par les quartiers Poudrette, Terraillon, le campus Porte des Alpes, la Cité Berliet et le secteur de Parilly.
- Il empruntera en partie les infrastructures des lignes T2 et T5, mais intégrera aussi 5,5 km de voies nouvelles. À terme, la ligne T8 croisera les métros A et D, ainsi que les futures lignes T9 et T10. Coût estimé de l’opération : 250 M€. La mise en service est prévue en 2030.
Et aussi
- En parallèle, le Sytral entend prolonger la ligne de BHNS (Bus à haut niveau de service) Part-Dieu – Sept Chemins jusqu’à Parilly. Ce « tram sur roues » doit relier la gare du 3ᵉ arrondissement au parc en 35 à 40 minutes, sur un trajet d’environ 9 km.
- Ce prolongement desservira notamment le parc technologique de Bron, l’aéroport de Lyon-Bron, et le campus de la Porte des Alpes. Il vise à améliorer la desserte d’un secteur en mutation, qui regroupe plus de 22 000 emplois. Coût estimé : entre 70 et 90 M€. La mise en service est attendue pour 2029.


