Dans l'ombre du social 🎥
Le documentaire-fiction Entre ombre et lumière (Regard sur le travail social), réalisé par Les Ziconofages, sera diffusé ce soir à 20h, à l'amphithéâtre de Pierresvives.
Ce qu’il faut savoir
- Cette association montpelliéraine a été fondée, il y a une vingtaine d’années, par l’instituteur Pascal Biston. Il souhaitait mettre en valeur son travail photographique. Aujourd’hui encore, la structure nourrit son propos par l’image.
- Entre ombre et lumière s’inscrit dans une trilogie : « Ce Regard sur le travail social a été précédé d’un 1er film intitulé Des âmes et des ombres qui décrit le quotidien de personnes en situation de précarité dans la rue », explique à l'Essentiel Montpellier Sandy Allanic, la responsable de projet et coréalisatrice.
- « Cette fois, nous avons aussi tourné la caméra sur le quotidien des travailleurs sociaux qui les accompagnent », poursuit-elle.
- Un 3e projet - en diffusion au Gazette Café le 25 juin - est composé de 6 courts- métrages qui évoquent les personnes en situation de précarité et la santé.
Ce qui compte
- Co-écrit par un groupe de travailleurs sociaux, Entre ombre et lumière (Regard sur le travail social) est donc un film de docu-fiction (durée : 48') qui a été tourné au sein d’accueils de jours montpelliérains, avec une équipe mixte de personnes en situation de précarité et des travailleurs sociaux.
- L’équipe du film se compose à parité de travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, animateur, assistante sociale, conseillère en insertion) et de personnes en grande précarité, ou étant suivi par des travailleurs sociaux.
- « Dans la continuité des précédents travaux des Ziconofages, le projet a pour objectif et philosophie, de donner la parole, sans contrôle ni censure, aux acteurs des réalités abordées », précise Pascal Biston, coordinateur et vidéaste de l’association.
Dans les coulisses
- « Les participants ont pu, au cours des différentes séances, coconstruire ce film, en étant à la fois devant et derrière la caméra », ajoute Pascal Biston.
- « À travers des ateliers collectifs, nous avons travaillé sur ce que chacun voulait exprimer. Et grâce aux témoignages, nous avons pu montrer les rouages invisibles du travail social, l’épuisement des équipes, les cas de conscience..., mais aussi la solidarité, les engagements, les relations entre aidants et aidés. »
- Ce soir à 20h, à l'amphithéâtre de Pierresvives (entrée libre, billetterie gratuite ouverte 2 heures avant), les membres de l’association viendront échanger avec le public.
- « L’idée est que le film soit accompagné par les personnes en situation de précarité, les travailleurs sociaux et les acteurs de ce documentaire-fiction », conclut Pascal Biston.


