Entrepreneuse « à 360 degrés » pour reprendre une expression qui lui est chère, Gwenaëlle Foillard croit au potentiel des femmes et à l'écosystème du territoire toulonnais.
Quel est votre parcours ?
« J'ai grandi dans différents pays, ce qui m'a habitué à une logique internationale. J'ai fait une école de commerce avant de travailler chez Publicis puis chez Calt Production. Mais, très vite, j'ai eu envie de créer ma boîte. Je me suis alors associée pour monter une société d'événementiel dans laquelle je me suis investie durant presque 10 ans jusqu'à revendre mes parts. À ce moment-là, je jonglais entre Paris où je travaillais et la Normandie, où je vivais. J'ai 5 enfants. Ça fait aussi partie de ma vie d'entrepreneuse. »
Qu'est-ce que Women Impact ?
« À mon arrivée à Toulon, il y a 9 ans, j'ai eu le besoin d'entreprendre de nouveau. J'ai fondé City Var, un centre d'affaires et de coworking puis E.T.H.I.C.S, un centre de formation spécialisé dans l'innovation et le numérique et désormais axé sur l'intelligence artificielle, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et la parité. C'est pour aller plus loin, pour permettre aux femmes de réussir leur ascension dans le monde de l'entreprise, qu'avec mon amie et associée Mathilde Reignier, nous avons créé Women Impact. C'est un accompagnement à 360° dédié aux femmes pour qu'elles puissent révéler leur leadership, monter en compétences et gommer leur syndrome de l'imposteur. »
Une valorisation nécessaire ?
« Il faut regarder la vérité en face. Il existe peu d'entreprises avec une mixité réelle à tous les étages. Mais lorsque c'est le cas, elles gagnent. Elles sont plus efficientes. Les femmes et les hommes sont très complémentaires mais encore trop peu de femmes sont valorisées pour leurs compétences. Ce que nous souhaitons c'est contribuer à ce que ce soit le cas. Soit en accompagnant directement celles qui montent un projet, soit les entreprises avec la volonté d'améliorer la parité. »
Sur notre territoire particulièrement ?
« Effectivement. J'aimerais guider plus de femmes localement. J'aime Toulon et la région. Son écosystème est plein d'atouts. J'ai envie de le voir grandir et de participer à sa réussite. C'est notamment pour cette raison que j'ai intégré le « board » de la French Tech Toulon et j'en suis très heureuse. »