Vendredi 20 février
Nous avons testé Pantagruel, l’étoilé qui va vous réconcilier avec la générosité
Rédigé par Vincent Humbert.
Le menu propose une succession de mets d'exception et leurs déclinaisons (crédit : Vincent Humbert).
Fête des amoureux oblige, quelques jours après la Saint-Valentin, nous augmentons le niveau. Direction Pantagruel (1er), restaurant étoilé du chef Jason Gouzy. À l’image du roman de Rabelais, dans un décor hors du temps, le chef et ses équipes réconcilient ceux qui ne jurent que par la générosité et les amateurs de haute gastronomie.
DE QUOI PARLE-T-ON ?
- Pantagruel, c’est forcément l’abondance. Dans ce restaurant, chaque plat est accompagné de ses satellites : 3 ou 4 assiettes qui se répondent parfaitement garnissent la table et ajoutent du ludique à la précision.
- On y retrouve le plaisir d’une très belle cuisine française qui sait se faire élégante sans écarter la notion de plaisir. Pour exemple, les sauces sont ultra-maîtrisées, et comble de la gourmandise, elles sont laissées sur la table pour laisser libre cours à ses envies.
- Passé la porte, on se retrouve propulsé dans une ambiance de campagne à Paris, entre le restaurant grande époque et les tentures chamarrées.
- Enfin, la vaisselle soignée et les couverts en argent rappellent l’excellence à la française.
CE QUE L’ON A GOÛTÉ
- Impossible de tout décrire tant le menu dégustation nous fait passer par une profusion de mets qui se déclinent en chapitres. Nous avons choisi nos 3 préférés.
- Le plat signature du chef n’est pas une coquetterie mais un vrai délice : l’œuf pantagruélique en amuse-bouche qui nous fait voyager. Nous n'en dirons pas plus, il faut découvrir !
- Le premier chapitre consiste en une langoustine sublimée par un gravlax de truite et un mémorable sorbet de bisque.
- Par ailleurs, le homard en plusieurs temps, dont un traité en croque-monsieur, est raffiné et porte un audacieux clin d’œil à la cuisine bistrotière.
POURQUOI ON A AIMÉ
- Le service, pas guindé, cultive toutefois le savoir-faire d’un étoilé : synchronisation, discrétion et efficacité, un vrai plus.
- Le chef, intransigeant sur les goûts, sait allier le meilleur de la gastronomie traditionnelle et la technicité d'une cuisine étoilée et inventive.
- On se régale et on s’émerveille à la découverte de chaque assiette et de leurs déclinaisons. Résultat : on ne voit pas le temps passer et on prend du plaisir à traîner à table.
- À noter : au déjeuner, le restaurant propose un menu à 65 €. Au dîner, le menu en 5 chapitres est affiché à 135 € et, vu l’expérience proposée, les vaut largement selon nous.
Y aller : 10 rue de Richelieu, 1er. Du lundi au vendredi, de 12h15 à 13h30 et de 19h30 à 21h. Réservations ici.
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