Mercredi 1 octobre
Didier Roche, l'entrepreneur qui veut rendre le digital accessible à tous
Rédigé par Quentin Robardet
Didier Roche (au centre) accompagne les entreprises dans leur création de contenu (crédits : Adobe Stock - Ethik Studio - Adobe Stock).
Aveugle depuis son enfance, Didier Roche a fondé en 2020 Ethik Studio, dont l'objectif est d'accompagner les entreprises afin de rendre accessible l'ensemble de leurs contenus digitaux au plus grand nombre.
À L'ORIGINE
- Non-voyant depuis ses 6 ans, Didier Roche a été marqué par deux événements qui ont commencé à dessiner son projet actuel.
- « D'abord, dans les années 1990, j'ai découvert l'audiodescription, qui à l'époque n'était accessible que dans un cadre associatif », explique l'entrepreneur.
- « Ensuite, lors de la sortie en 2004 du film Ray, qui raconte la vie de Ray Charles, une mutuelle m'a confié le projet de rendre le film accessible. J'ai travaillé sur le sous-titrage et l'audiodescription, et tout ça m'a marqué », poursuit-il.
LE CONCEPT
- En 2020, quand son projet de média positif Serial Rêveur, lancé durant le Covid, prend fin, il décide de se servir de la structure Ethik Studio, qu'il avait créée, pour rendre accessibles les projets audiovisuels des entreprises.
- « Que ce soit par la langue des signes française (LSF), le sous-titrage classique, l'audiodescription ou la méthode Facile à lire et à comprendre (FALC), voire même par les couleurs et typographies utilisées, il y a de nombreuses façons de faire », pointe Didier Roche.
- Et tous les supports sont concernés : « des podcasts aux vidéos, en passant par les documents PDF ou les contenus d'une page d'un site internet », énumère-t-il.
COMMENT ÇA FONCTIONNE ?
- Concrètement, les structures sont d'abord accompagnées dans un auto-diagnostic.
- Elles suivent ensuite une formation qui s'étale sur 3 jours et demi.
- Plutôt que de tout transformer, Ethik Studio veut apprendre aux entreprises à créer du contenu accessible au quotidien.
- « On essaye de faire comprendre aux entrepreneurs que leurs contenus doivent être accessibles, non pas parce que c'est bien, mais parce que c'est rentable. On compte aujourd'hui 12 millions de Français en situation de handicap et 9 à 11 millions d'aidants : on ne peut pas se passer d'une telle cible », explique le dirigeant.
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