« Les actions pour les femmes de Crédit Mutuel Alliance Fédérale sont inspirées des réalités du terrain »
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée ce 25 novembre, Éric Petitgand, directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, détaille les actions mises en place par le groupe pour soutenir les femmes et les victimes.
Que change le statut d'entreprise à mission de Crédit Mutuel Alliance Fédérale ?
« Le choix de devenir une entreprise à mission, mûri durant plusieurs années, visait à donner au groupe une raison d’être supplémentaire et à rendre à la société ce qu'elle nous apporte. Au-delà de nos missions bancaires, nous inscrivons notre action dans une ambition sociale élargie. »
« Le dispositif phare est le dividende sociétal : nous avons décidé que 15 % des résultats de l'entreprise seraient affectés à des projets à impact. Il se décline en un fonds d’investissement dédié, des offres solidaires (prêts étudiants à 0 %, prêts immobiliers pour clients sans CDI, fin du questionnaire de santé dans les assurances emprunteur…) et une politique de mécénat portée par notre Fondation. »
Dans ce cadre, quels sont vos engagements en faveur des femmes ?
« Le groupe soutient de nombreuses associations qui agissent pour les femmes, dont la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF). Nous participons notamment au financement de leur service de numéro d'urgence, le 3919, avec une dotation de 300 000 € sur 3 ans. »
« Les actions pour les femmes de Crédit Mutuel Alliance Fédérale sont inspirées des réalités du terrain. Nos échanges avec les institutions et nos élus, qui sont souvent implantés dans le monde associatif local, ont mis en lumière un phénomène déterminant : la violence économique, qui empêche nombre de femmes victimes de violences conjugales d’échapper à l’emprise du conjoint. D’où la volonté de construire une opportunité bancaire adaptée. »
En quoi consiste ce compte bancaire spécifique ?
« Nous proposons aux femmes dans cette situation d’ouvrir un compte bancaire dont l’adresse n’est pas celle de la cliente, mais celle de la FNSF, afin que les conjoints ne soient pas mis au courant. Il peut permettre aux bénéficiaires de recevoir directement leur salaire et leurs aides, et d'en profiter de façon plus sécurisée. Gratuit la première année, il facilite le retour à l’autonomie financière et peut aider à sortir de l'emprise. Cette démarche s'inscrit totalement dans notre modèle et suit notre philosophie du "penser global et agir local". »
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