Mardi 9 décembre
Roofscapes, la startup qui adapte les toits aux enjeux climatiques
Rédigé par Quentin Robardet
Le premier projet de l'entreprise a été réalisé sur les toits de l'Académie du climat (crédits : Olivier Faber / Roofscapes).
Depuis 2023, la startup parisienne Roofscapes réinvente les toitures de la capitale pour en faire des espaces capables de mieux affronter les nouveaux enjeux climatiques.
LA GENÈSE
- Roofscapes naît à Boston (États-Unis), dans l'antenne de la célèbre université américaine MIT.
- Eytan Levi, Tim Cousin et Olivier Faber, les 3 cofondateurs du projet, y étudient l'architecture et ont pour ambition de participer à l'adaptation des bâtiments au changement climatique.
- « Ayant grandi à Paris sous un toit, on a pu se rendre compte de son potentiel mais aussi des contraintes, comme la chaleur l'été et la mauvaise isolation », détaille Eytan Levi.
- De retour dans la capitale, ils se lancent pour de bon afin de transformer ces toits en plateformes utiles, vivantes et créant de la fraîcheur.
- L'entreprise s'adresse aux collectivités, aux bailleurs sociaux, mais aussi aux copropriétés ou foncières de bureaux ou logements.
RÉPONDRE AUX BESOINS URBAINS
- Concrètement, il s'agit de créer une plateforme en bois pour ombrager le toit, de la végétaliser afin de retenir l'eau, puis de rendre ces espaces nouveaux accessibles.
- Un premier projet pilote, installé au-dessus de l'Académie du Climat (4e), voit le jour en 2024.
- « Ensuite, on a travaillé sur du résidentiel, et on est en train de développer plusieurs dizaines d'autres projets, surtout à Paris mais aussi en petite couronne ou ailleurs en Europe », explique Eytan Lévi.
- Et les premiers résultats sont très prometteurs : « Sur notre projet pilote, des sondes ont mesuré jusqu'à 32° de réduction de température en surface lors du pic de chaleur du 30 juillet 2024, et jusqu'à 17° en intérieur dans les combles ».
DES PROJETS POUR DEMAIN
- Pour les bâtiments où l'installation d'une plateforme serait impossible, la startup développe des stores textiles rétractables permettant d'ombrager simplement les toitures.
- Des prototypes ont été créés, et les premières installations sont attendues en 2026.
- Elle collabore aussi dans deux consortiums de recherche financés par l'Union européenne afin de créer des usages et bénéfices pluriels.
- « L'objectif, c'est que dans 50 ou 100 ans, il n'y ait plus de bâtiment avec des surfaces qui contribuent négativement à la ville », conclut Eytan Lévi.
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