Mercredi 19 novembre
À la découverte des secrets des mangas au musée Guimet à Paris
Rédigé par Quentin Robardet
Les planches de BD dialoguent avec des objets historiques (crédit : Fairy Tail - Hiro Mashima, KODANSHA LTD / Paris, musée d’Ennery - legs Clémence d’Ennery, 1908 / Kaze Kaoru - Collection Valentin Paquot).
Le musée Guimet (16e) dévoile pour la première fois une exposition exceptionnelle consacrée aux mangas, qui s’installe sur les 3 étages de l’institution.
CE QU’IL FAUT SAVOIR
- Manga, tout un art ! : voilà le nom de ce parcours qui s’intéresse aux origines de ce phénomène planétaire.
- « On veut montrer que derrière les grandes BD comme Naruto, One Piece ou Dragon Ball, il y a souvent d’autres œuvres, et que le manga n’est qu’un avatar moderne d’une tradition très ancienne où l’on raconte des histoires », explique Didier Pasamonik, journaliste, éditeur et commissaire de cette exposition.
QUE PEUT-ON Y VOIR ?
- La manifestation est divisée en 3 parties.
- La première section est « une introduction à l’histoire du manga japonais » à travers différents objets, comme une statuette de renard à 9 queues, qui trouvera écho chez les lecteurs de Naruto, ou « de vraies Dragon Ball », précise le commissaire.
- Ensuite, place à un espace « avant les mangas », qui raconte « les formes artistiques qui existaient avant et leur évolution vers ce que nous connaissons aujourd'hui », poursuit Didier Pasamonik.
- La dernière est articulée autour de « La Joconde du musée Guimet : La Grande Vague de Kanagawa d'Hokusai », ajoute-t-il. Des créations d'auteurs européens, comme Moebius ou Coco, dialogueront avec ce chef-d'œuvre.
POURQUOI AUJOURD’HUI ?
- « Aujourd’hui, les mangas représentent 50 % de la consommation de BD en France, et la Japan Expo accueille chaque année près de 240 000 personnes. C’est un sujet qui intéresse et dont nous devions nous emparer », détaille Didier Pasamonik.
- Pour expliquer le succès toujours grandissant de ces productions en France, le commissaire a aussi des éléments de réponse.
- « Comptez le nombre de personnages de manga adaptés au cinéma, dans des jeux vidéo ou des animés. Il y a une production beaucoup plus importante qu’en France, avec un modèle économique construit depuis des décennies et des créations pensées pour être déclinées à 360° », juge-t-il.
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