Jeudi 11 décembre
Des archives inédites du documentaire Shoah présentées pour la première fois à Paris
Rédigé par Aurélie Duhamel.
Des cassettes audio de la collection Lanzmann sont à la base de cette exposition (crédit : Musée juif de Berlin/Roman März).
Jusqu’au 29 mars 2026, le Mémorial de la Shoah (4e) propose une exposition autour d'enregistrements inédits de Claude Lanzmann réalisés lors de la production du film Shoah. Ces archives sonores offrent une plongée dans les coulisses de ce documentaire consacré à l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
CE QU'IL FAUT SAVOIR
- Cinéaste, écrivain et producteur français, Claude Lanzmann (1925-2018) est célèbre pour son « histoire cinématographique de l’Holocauste » : le film documentaire de 9 heures intitulé Shoah (1985).
- Pendant la préparation du film, le réalisateur et son équipe ont sillonné l’Europe à la rencontre des survivants des ghettos et des camps, dont le poète Avrom Suskever et l'écrivain Erich Kulka, survivant d’Auschwitz, mais aussi d’anciens nazis.
- L’exposition dévoile des extraits d’environ 220 heures d’enregistrements conservés jusqu’alors par le Musée juif de Berlin grâce au don de l’association Claude et Félix Lanzmann.
- Ces documents ont été ajoutés en 2023 au registre Mémoire du monde de l’Unesco, qui a pour mission de protéger le patrimoine documentaire mondial.
6 SECTIONS THÉMATIQUES
- Le public découvre des témoignages forts et douloureux, mais qui ne figurent pas sur le montage final du film pour des questions d'images ou de contraintes narratives.
- L’exposition s'articule en 6 parties, en commençant par les recherches préparatoires. Claude Lanzmann y explique ses méthodes, les difficultés humaines et psychologiques liées à ce long travail de mémoire.
- L’exposition donne ensuite la parole à « des voix inaudibles ». Ceux qui ont refusé d’être filmés, comme des survivants ou d’anciens nazis rencontrés lors d’échanges clandestins.
- Enfin, l’exposition aborde des épisodes moins connus, notamment les violences et exterminations dans les ghettos de Lituanie, que le film aborde peu.
- Les visiteurs découvriront aussi des notes et correspondances personnelles de Claude Lanzmann et de ses assistantes, dont Corinna Coulmas et Irena Steinfeldt-Levy.
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