Mercredi 20 mai
Sur les traces du royaume doré de Silla au musée Guimet
Rédigé par Quentin Robardet
De nombreux objets témoignent de l'histoire du royaume du Silla (crédits : Musée national de Gyeongju).
Dans la continuité de son exploration des richesses de la Corée du Sud, à l'occasion des 140 ans du début des relations diplomatiques entre le pays et la France, le musée Guimet (16e) aborde l'histoire du royaume de Silla, ses trésors et son héritage.
DE QUOI PARLE-T-ON ?
- Le Silla a existé de 57 avant J.-C. à 935, et s'étendait sur la partie sud-est de la péninsule coréenne.
- La ville de Gyeongju en était le centre névralgique, tant au niveau culturel que politique. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco en 2000, elle se situe au cœur du parc national qui porte son nom.
- Un partenariat avec le musée national de la ville a permis de monter cette exposition nommée Silla : l’Or et le Sacré, Trésors royaux de Corée.
UN IMMENSE HÉRITAGE
- De ce royaume restent de nombreux objets et œuvres d'art révélant à la fois un savoir-faire et des techniques déjà très développées, ainsi qu'une attention à l'esthétique.
- Des couronnes d'or ainsi que des parures et bijoux avec des pierres précieuses comme des jades ont été retrouvées, notamment dans les tombeaux royaux.
- L'art religieux s'y est aussi développé, en même temps que l'essor du bouddhisme à partir du début du VIe siècle.
SUIVEZ LE GUIDE
- Le parcours de visite présente d'abord la ville de Gyeongju, puis explique la formation du Silla, en la plaçant en parallèle du développement de l'industrie du fer dans la région. Des pièces archéologiques qui en témoignent sont exposées.
- La centralisation du pouvoir autour du clan Kim, qui le conservera jusqu'au crépuscule du royaume, est ensuite évoquée, permettant de comprendre les dynamiques qui lui ont permis d'exister dans le paysage socio-politique asiatique.
- L'utilisation grandissante de l'or dans les accessoires et décorations symbolise cette ascension. Elle est mise en lumière par des pièces comme des coiffes, colliers ou ceintures.
- L'émergence du bouddhisme, adopté par le pouvoir en 527, et les transformations qu'elle engendre, sont ensuite étudiées, comme le développement très important de l'art religieux.
- La visite se termine sur une découverte de la grotte de Seokguram, sanctuaire de pierre bouddhiste construit au VIIIe et joyau de ce patrimoine.
Y aller : 6 place d'Iéna, 16e. Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h. Billetterie ici, 15 € plein tarif.
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