L'entretien : « Pour les sites de baignade dans la Seine à Paris, l'enjeu n°1 est la sécurité »
L'entreprise Boaz a remporté il y a quelques mois l'appel d'offres pour l'exploitation des trois sites de baignade dans la Seine, ouverts à Paris depuis ce week-end. Arnaud Comyn, président du groupe, nous parle de ce projet et de son installation.
COMMENT AVEZ-VOUS PRÉPARÉ CETTE OUVERTURE ?
« Nous sommes ravis de participer à cet événement social, populaire, de réappropriation du milieu naturel. »
« Notre objectif est d'assurer à la fois l'accueil du public, la sécurité liée aux baignades et l'exploitation des sites. Cela concerne par exemple le suivi de la qualité de l'eau, ou la relance de la navigation après la baignade. »
« Pour les sites, on est sur 3 salles, 3 ambiances, avec des typologies et des aménagements différents. »
QUELLES SONT LES DIFFÉRENCES ENTRE LES SITES ?
« À Grenelle (15e), on a un bassin fermé, pour les plus petits, et un autre espace dans le lit de la Seine, pour une capacité totale de 150 personnes. Le site sera ouvert tous les jours de 10h à 18h (le samedi jusqu'à 17h15). »
« Côté bras Marie (4e), même capacité. On est dans le lit de la Seine, il peut y avoir un peu de courant. Un bon niveau de nage est exigé, et la baignade ne sera possible que le matin, de 7h30 à 12h, sauf le dimanche, de 7h30 à 18h. »
« Et à Bercy (12e), on est vraiment séparés, il y a une protection complète, avec un double usage qui permet à la navigation de continuer. On a deux bassins, l'un pour les petits, l'autre pour les nageurs plus expérimentés, et c'est ouvert de 11h à 21h tous les jours. »
COMMENT ASSURER LA SÉCURITÉ ?
« La sécurité, c'est pour nous l'enjeu n°1. Des maîtres nageurs et secouristes de la Fédération française de natation seront présents en permanence pour prévenir tout risque. »
« Une sensibilisation systématique sera faite sur les conditions de baignade du jour. Il faut rappeler que pour nager dans la Seine, une certaine aisance est requise. Il faut garder une certaine humilité face aux risques liés au milieu naturel. »
« Quant à la qualité de l'eau, nous mettons en place des analyses quotidiennes. Des rapports sont publiés régulièrement par l'ARS, qui seront affichés sur chaque site. Mais on a voulu aller plus loin, pour être prévenus même en cas de pollution éphémère et localisée. On n'hésitera pas, s'il y a un risque, à appliquer un principe de précaution. »
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