Mardi 22 juillet
Quand le départ de la première course automobile était donné à Paris
Rédigé par Quentin Robardet
L'une des voitures, celle d'Émile Kraeutler, n°31, sur la route lors de la course, au niveau de Mantes (crédit : Creative commons).
Le dimanche 22 juillet 1894, il y a 131 ans jour pour jour, la première course automobile de l'histoire partait de Paris pour rejoindre Rouen et voyait s'affronter des automobiles à vapeur et des véhicules à pétrole.
À L'ORIGINE
- La compétition automobile Paris-Rouen est organisée par Le Petit Journal, quotidien parisien créé en 1863 et qui publiera jusqu'en 1944.
- Sa création se fait sous l'impulsion du journaliste Pierre-Louis Giffard, qui avait déjà imaginé en 1891 une course cycliste Paris-Brest-Paris et une autre à pied entre Paris et Belfort l'année suivante. Il sera aussi quelques années plus tard, en juillet 1896, à l'origine du premier Marathon de Paris.
- Cette première « course de voitures sans chevaux », comme elle est alors appelée, part de la porte Maillot (16e et 17e), à Paris, à l'aube, pour rejoindre Rouen, en Normandie, après un trajet de 126 km.
LA COURSE
- Avant le jour du départ, plusieurs journées d'exposition des voitures et d'épreuves éliminatoires sont organisées, afin de ne conserver que les concurrents capables de s'élancer.
- Sur 102 candidats inscrits, 21 prennent réellement le départ et 18 arrivent à Rouen.
- Parties à 8h, les premières automobiles passent la ligne d'arrivée à partir de 17h40, après néanmoins 4 arrêts obligatoires sur le trajet.
À L'ARRIVÉE
- Lors de cette 1re course, les voitures ne sont pas récompensées uniquement pour leur vitesse ou leur place au classement général, mais selon 3 autres critères : la « sécurité », la « commodité », et le « bon marché relatif », précise alors Le Petit Journal.
- Parmi les premières places, on retrouve des grands noms de l'industrie automobile française.
- La 1re place est en effet partagée entre les équipes nommées « Panhard et Levassor » et « Les fils de Peugeot frères », et la 2e attribuée à Jules-Albert de Dion et Georges Bouton, comme l'expliquent les archives du Petit Journal.
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