« À Paris, le marché joue le rôle d'une place de village »
La semaine dernière, nous vous avons demandé si vous fréquentiez les marchés alimentaires de votre quartier. Vous êtes 61,3 % à le faire de façon hebdomadaire, 25,2 % de temps en temps, 8,1 % rarement et 5,3 % jamais. Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint à la maire de Paris en charge du commerce, de l'artisanat, des professions libérales, des métiers d'art et de la mode, évoque ces résultats et le fonctionnement des marchés dans la capitale.
QUEL RÔLE JOUENT LES MARCHÉS À PARIS ?
Les résultats de cette consultation ne sont pas étonnants : à Paris, le marché joue le rôle d'une place de village. C'est un lieu de convivialité, de proximité, qui rythme vraiment la vie des quartiers et fait aussi vivre les commerces autour. C'est une vraie spécificité parisienne, et cela ne se voit dans aucune autre capitale dans le monde à ce niveau-là.
COMMENT SONT-ILS GÉRÉS ?
Leur gestion est confiée à des sociétés concessionnaires. Elle sera renouvelée en 2026 et l'appel à candidatures va ouvrir prochainement. Actuellement, Paris abrite 72 marchés extérieurs, 90 si on compte aussi les couverts. Tous sont bi-hebdomadaires. On dénombre 2 711 commerçants régulièrement présents sur les marchés, dont la moitié sont des abonnés, qui sont là deux fois par semaine. En plus de créer du lien social, les marchés permettent un accès direct à des produits frais, diversifiés, de saison et de qualité, et qui peuvent parfois être moins chers. Quand on va sur des sites comme Aligre (12e), Barbès (18e) ou Joinville (19e), on voit des prix très accessibles. Nous voulons préserver cela car nous sommes dans une période où la question du pouvoir d'achat est essentielle.
COMMENT LES RENDRE ENCORE PLUS ATTRACTIFS ?
Actuellement, on donne des orientations aux concessionnaires : répondre aux attentes de prix modérés et à la demande de circuits courts et de produits bios, réduire l'utilisation des sacs plastiques, réduire la tonne de déchets en fin de marché... Et on réfléchit à leur attractivité. Avec le groupe Bensidoun, par exemple, on a mis en place des zones avec des artisans labellisés Fabriqué à Paris. On aimerait avoir plus d'animations et généraliser les lieux où les gens peuvent manger, qui renforcent la convivialité, mais aussi imaginer des paniers de produits essentiels à prix modérés, ou des promotions de fin de marché, pour fidéliser les acheteurs.
Merci aux 432 personnes qui ont participé. Rendez-vous mercredi prochain pour une nouvelle question.
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