Mardi 10 février
L'EnerJ meeting envisage le bâtiment de demain à Paris
Rédigé par Quentin Robardet
La surélévation est une piste pour imaginer les bâtiments du futur dans la capitale (crédit : Adobe Stock).
L'EnerJ meeting, « journée de l'efficacité énergétique et environnementale du bâtiment », fête ses 10 ans ce mardi au Carrousel du Louvre (1er). L'occasion d'évoquer les grandes tendances du secteur qui vont concerner Paris dans les années à venir.
CE QU'IL FAUT SAVOIR
- L'EnerJ meeting réunit les professionnels du milieu, « notamment les prescripteurs, ceux qui décident dans le bâtiment », explique Philippe Nunes, directeur du salon.
- « Ils sont directement liés au grand public, car ce sont eux qui construisent les crèches, les écoles, les immeubles ou les commerces », ajoute-t-il.
- Cette année, le thème central, Bâtir 2050, invite à penser la construction de demain, en se focalisant sur 5 piliers : « sobriété, efficacité, décarbonation, adaptation et désirabilité ».
LES ENJEUX DU FUTUR
- « Les enjeux de demain sont pluriels, à la fois économiques et climatiques », détaille Philippe Nunes.
- « L'effet de serre est de plus en plus important à cause des énergies fossiles. Le bâtiment du futur devra donc en utiliser moins ou pas du tout, mais aussi se servir de systèmes décarbonés », poursuit-il.
- La rénovation sera aussi au centre des préoccupations, notamment à Paris. En effet, « 80 % du patrimoine immobilier sera encore là en 2050 », rappelle le directeur d'EnerJ meeting.
SE PROJETER À PARIS
- « Dans la capitale, on ne peut pas rajouter tellement d'immeubles, mais on peut faire de la surélévation, et gagner plusieurs étages par dessus un bloc déjà existant. Dans une ville où le mètre carré en hauteur se paye très cher, ces solutions peuvent faire gagner de l'argent aux copropriétés », évoque-t-il.
- Il cite ensuite les matériaux bas-carbone, comme le bois ou les matières biosourcées, qui devraient continuer à être de plus en plus utilisés.
- Parmi les autres tendances, le « hors-site », qui consiste à industrialiser la production de composants du bâtiment dans une usine, permet de faire des économies et de ne pas avoir trop de chantiers au cœur de ville.
- « La réversibilité des ouvrages est aussi importante à Paris, avec notamment beaucoup de bureaux inoccupés et un manque de logements de l'autre côté. La réhabilitation permet de transformer le parc existant », conclut Philippe Nunes.
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