La ville de Paris a un groupe d'archéologues professionnels
Une exposition installée sur la place de la Bastille permet de découvrir les différentes missions du pôle archéologique de la ville de Paris. Son chef Julien Avinain nous présente le travail de cette équipe méconnue.
Quel est l'esprit de cette exposition ?
« Le pôle archéologique de Paris : une équipe d'experts du passé est une exposition photographique centrée sur l’humain qui met en valeur le travail des archéologues sur le terrain ou en laboratoire. Vingt-quatre panneaux présentent les 5 grands axes de notre travail, c’est-à dire, fouiller, conserver, étudier, cartographier et valoriser. »
Qu’est-ce-que le pôle archéologique ?
« Nous sommes les héritiers de la Commission du Vieux Paris du XIXe siècle, une institution de sauvegarde du patrimoine bâti, la plus ancienne en France qui traite d'archéologie et de sauvegarde du patrimoine. »
« Le pôle se divise en deux équipes. L’une documente l’évolution du patrimoine bâti de Paris et l’autre est dédiée à la fouille. Aujourd’hui, nous nous inscrivons dans le cadre réglementaire de l’archéologie préventive, autrement dit, sauvegarder par l’étude. Nous fouillons les vestiges menacés par l’aménagement du territoire, en intervenant avant les travaux. Nous assurons ces missions d'archéologie préventive sur les projets de travaux de la Ville ou pour des chantiers portés par d’autres institutions. »
Comment qualifier l’archéologie parisienne ?
« Nous pratiquons une archéologie urbaine. Les sites sont complexes en raison de l’accumulation de vestiges sur une période de plus de 2 000 ans. Les chantiers sont très techniques, on fait par exemple appel à des sociétés de blindage pour descendre en profondeur. »
« Ces dernières années, nos missions sont liées à la restructuration de l’Hôtel Dieu, du Palais de justice et du réaménagement du parvis de Notre-Dame. Au Palais de justice, nous avons redécouvert le donjon médiéval et mis au jour des sépultures antiques et médiévales. On essaye de comprendre pourquoi ce secteur d’inhumation existe. »
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