Lou Cuisin, portrait d'une passionnée dans la caravane du Tour de France
Passionnée de cyclisme depuis sa plus tendre enfance, Lou Cuisin a quitté Paris pendant 3 semaines pour suivre la caravane du Tour de France, où elle alterne les postes sur les stands de la FDJ.
« LE VIRUS DU VÉLO »
Pour la 2e année consécutive, Lou Cuisin passe 21 jours à suivre la plus grande course cycliste mondiale de l'intérieur, au sein de la fameuse caravane du Tour de France. Un honneur pour cette passionnée de vélo et de la Grande Boucle. « Mon père m'a transmis le virus du vélo. Je suis équipée et je pédale de temps en temps, mais j'aime surtout suivre le Tour », raconte-t-elle. Après avoir été sur toutes les lignes d'arrivée l'an dernier, elle alterne cette fois les rôles au sein de l'équipe FDJ : « hôtesse, conductrice des voitures sur le parcours, animatrice au départ ou à l'arrivée, attachée à la distribution de goodies, à l'animation ou à la prévention, je fais tout », se réjouit la productrice audiovisuelle qui travaille à Paris depuis 7 ans.
RETOUR AUX SOURCES
Cette aventure sonne pour elle comme un retour aux sources. « Petite, mon père m'emmenait sur les étapes quand le parcours passait près de Troyes, d'où je suis originaire, ou près de nos lieux de vacances. Dès mes 18 ans, j'ai voulu m'inscrire sur la caravane, mais mon dossier a été refusé car je n'avais pas le permis », se souvient-elle. Bien occupée par les études et ses débuts dans la vie active, le projet lui sort alors de la tête. « Et l'an dernier, un ami m'a dit qu'il participait. Ça m'a motivé à renvoyer une candidature, 10 ans après ».
UNE BULLE DE BONHEUR
En plus de la proximité avec les coureurs, l'intermittente du spectacle apprécie aussi la collégialité de l'expérience et la vie en collectivité. « Il reste encore plusieurs étapes mais j'appréhende déjà la fin. On est dans une bulle de bonheur ici, un peu en décalage avec l'actualité », confie-t-elle. Elle avoue même avoir « déjà coché les mois de juillet des prochaines années » pour faire en sorte de se libérer 3 semaines, comme son statut le lui permet. « Le 1er jour où j'ai conduit, j'avais les larmes aux yeux de voir les enfants sur le bord de la route avec leurs proches », avoue-t-elle. À la place où elle-même se trouvait étant petite. Comme si la boucle était bouclée.
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Paris