Jérémie Taché, sommelier passionné et cofondateur de Babi, table libre vivante à Paris
Tout juste ouvert dans le 2e, Babi bouscule les codes. Ni bar à vin, ni table gastronomique, le lieu revendique une identité hybride, à l'image de Jérémie Taché, cofondateur du lieu, qui a troqué un avenir en cabinet de conseil pour la restauration.
UN LIEU À LEUR IMAGE
Babi est né de la rencontre entre Jérémie Taché et le chef Néo Guerin dans les cuisines de Shabour, restaurant étoilé du 2e. Leur histoire commune se prolonge chez Tekés (2e), où le projet d'ouvrir un établissement s'étoffe : « On voulait un lieu à nous, qui nous ressemble, où l'on partage tout, des idées aux assiettes », raconte Jérémie Taché. Quelques mois plus tard, Babi ouvre dans un ancien local de la Maison de la Poutine, entièrement repensé avec l’agence parisienne Ono Studio.
UNE CARTE VIVANTE ET MOUVANTE
Ici, tout se partage. La carte, pensée à 4 mains, « autour d'une bière ou selon nos envies », est mouvante et de saison. « L'autre jour, un plat que le chef n’aimait plus a été remplacé dans la journée, et c’est devenu l'un des plus gros succès », sourit Jérémie Taché. D'un pigeonneau désossé garni de riz vinaigré aux algues bretonnes à des moules accompagnées d'un siphon au bleu en clin d’œil aux vacances d'enfance du chef dans les Landes, chaque assiette raconte une histoire.
UN PARCOURS ATYPIQUE
Avant de bifurquer vers sa passion du vin, Jérémie Taché, né à Bruxelles, a grandi à Paris et étudié l'audit à la Sorbonne. « En parallèle, j'ai toujours travaillé en restauration. À la suite de mon master, j'ai choisi de me consacrer au secteur qui m'intéressait le plus », raconte-t-il. Après un été à apprendre sur le tas chez Shabour, sa « grande curiosité » le pousse à s'y plonger corps et âme. Cette année, il a même participé au concours du Meilleur jeune sommelier de France. « Le vin est un monde où l'on ne s’ennuie jamais. À Babi, la carte reflète mes coups de cœur, avec une belle place faite aux vins étrangers », conclut-il.
Babi est ouvert du mardi au samedi, de 19h à 00h, au 11 rue Mandar (2e).
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