Didier Grosjean, portrait d'un fromager parisien passionné
Parisien d'origine, Didier Grosjean a découvert le métier de fromager sur les marchés parisiens. Avec son associée Chloé Salgado, ils ont fondé il y a un an et demi la fromagerie Source, et viennent d'ouvrir un 2e établissement, au 97 rue Didot (14e), en plus de celui du 102 rue du Chemin Vert (11e).
UN CURSUS NATUREL
Fils de commerçants, Didier Grosjean a grandi dans le 10e, près du marché couvert Saint-Martin, où il avait ses habitudes. Quand, à 15 ans, il cherche à gagner un peu d'argent de poche, c'est naturellement qu'il se tourne vers le fromager du marché. « D'abord, c'était quelques heures après les cours, puis les week-ends. Et finalement, j'y ai fait mon apprentissage et je suis resté 5 ans là-bas. Mon tuteur m'a appris le métier, je n'aurais pas pu rêver mieux ». Déjà, il apprécie le contact avec les clients et porte une attention particulière à la qualité des produits.
UN PROJET NOUVEAU ET FAMILIAL
Après quelques années dans différentes maisons et une pige dans la restauration, il revient à la fromagerie avec un nouveau projet : monter sa propre entreprise. « Avec ma compagne Chloé Salgado, nous avons créé Source il y a un an et demi, raconte-t-il. C'est une aventure familiale, et nos premiers pas se sont bien passés ». Et pour cause, Source vient tout juste d'ouvrir un nouvel établissement, et a même été récompensé il y a quelques semaines en recevant le Prix Goût D'entreprendre, remis par la Ville à des artisans des métiers de bouche dans leur 1re année.
UNE PASSION INTACTE
Le couple propose des fromages essentiellement fermiers mais aussi des vins « vivants ». « Nous sommes vraiment vigilants à l'origine de ce que l'on propose. On privilégie le direct, et le fait d'avoir deux boutiques va nous permettre de faciliter le transport notamment », souligne celui qui ne manque pas de saluer tout passant jetant un oeil curieux à sa nouvelle échoppe. Il confie avoir toujours le plaisir de chercher et découvrir de nouveaux produits. « Aujourd'hui, je ne me vois pas faire une semaine sans aller sur le marché à Rungis, même si ça implique de se lever deux fois par semaine à 4h30 », sourit-il, signe d'une passion inchangée.
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