Lora Terrade, une passionnée qui partage sa vision du saké à Paris
Sommelière spécialisée et créatrice des Saké Night Fever, soirées de découverte de cette boisson dans des restaurants parisiens, Lora Terrade transmet au quotidien une passion née au Japon.
AUX PRÉMICES
Originaire de région parisienne et passionnée de voyages, Lora Terrade quitte la capitale dès ses 18 ans. « J’ai toujours eu la bougeotte », admet-elle. Après des études hôtelières en Suisse, elle travaille à la direction dans des hôtels 5 étoiles en Chine puis en Espagne. Le service, le rythme, les cuisines du monde : tout l’anime. Mais elle veut aller plus loin et continuer d'explorer un continent qui la fascine depuis toujours, l'Asie. Une expérience dans un restaurant étoilé en Belgique la conduit, presque par hasard, à être envoyée au Japon. Elle qui n'avait « jamais regardé d'animé ou lu de manga », mais « curieuse de tout », s'installe 3 mois à la campagne japonaise. Assez pour lui donner envie de rester et d'approfondir sa culture gastronomique dans ce pays dont elle commence à apprendre la langue.
UNE RÉVÉLATION
C'est au restaurant 2 étoiles Esquisse, à Tokyo, que la révélation se fait lorsqu'elle découvre ses premiers sakés haut de gamme. « Rien à voir avec ce qu’on boit entre amis ou dans les izakayas. Certains ont une dimension gastronomique incroyable », soutient la passionnée. La pandémie de Covid-19, paradoxalement, lui laisse du temps pour voyager à travers le Japon, où elle rencontre des brasseurs et déguste leurs productions. « Cet accueil chaleureux m’a mise sur la voie du saké », avoue-t-elle. De retour en France en 2023, elle veut partager cette passion nouvelle et passe deux certifications de sommelière saké.
LA PASSION DU PARTAGE
À Paris, elle crée les Saké Night Fever, soirées mensuelles où elle marie - à prix accessibles - ses sakés avec la cuisine de différents chefs. « Je veux casser les codes : montrer que le saké peut être élégant, se consommer pendant le repas et même à différentes températures. J'aime surtout les émotions que l'on arrive à aller chercher avec le saké et les accords », confie-t-elle. Chaque année, elle retourne au Japon, à la rencontre des brasseurs, « le cœur de ce projet ». Paris l’inspire, mais elle garde un oeil sur l'étranger, où elle aimerait, d'ici quelques années, étendre son concept.
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