L'entretien : « Il faut éviter l'isolement lors de la perte d'autonomie »
Il y a 2 ans, Rodolphe Gougaud et ses deux associés ont fondé Zenior, entreprise d'accompagnement des seniors en perte d'autonomie et de leurs familles. Il nous raconte ce projet et donne quelques conseils pour être présent au mieux pour ses proches âgés.
ZENIOR, C'EST QUOI ?
« À l'origine, nous sommes 3 entrepreneurs avec des profils différents, tous personnellement touchés par le sujet de la prise en charge des seniors. »
« Nous avons voulu créer un guichet unique du bien vieillir. On parle d'aide à domicile ou d'hébergement, que ça soit temporaire ou permanent, mais aussi de l'aide pour les dossiers d'admission, les demandes de financements et toutes les autres démarches administratives. »
« On travaille aussi avec les professionnels, en ne mettant en avant que des structures de qualité. On vérifie toujours le prix, la qualité de la prise en charge, le degré de formation des équipes et on écoute des témoignages. Notre métier est de donner aux gens toutes les clés pour décider. »
QUELS SONT LES BONS RÉFLEXES À AVOIR POUR AIDER UN PROCHE ?
« La 1re chose à faire, c'est de comprendre la situation. Chaque cas est particulier, il faut connaître les antécédents, les préférences de la personne, et ensuite orienter sur une prise en charge adaptée. »
« L'important est d'anticiper et bien sûr d'en discuter, si c'est possible, avec la personne concernée. »
« Et il ne faut surtout pas considérer une solution de prise en charge comme une fatalité, une prison. C'est juste un autre lieu de vie ! Il faut aller voir ses parents ou ses grands-parents comme on va les voir chez eux, et c'est encore plus vrai lors des périodes caniculaires, il faut éviter l'isolement. »
COMMENT CHOISIR LA MEILLEURE SOLUTION ?
« Si une prise en charge à domicile est possible, cela peut permettre de soulager et de mieux vivre plus longtemps. »
« À l'inverse, si les pathologies sont plus lourdes, souvent le maintien à domicile est un peu illusoire, et il faut trouver des solutions, qui peuvent aller de l'habitat partagé à la résidence senior. »
« Il ne faut pas diaboliser les centres d'accueil de personnes âgées : il peut y avoir un vrai regain de vitalité dans ces établissements. »
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