Vendredi 11 juillet
Connaissez-vous l'histoire de La Marseillaise ?
Claude-Joseph Rouget de Lisle entonnant La Marseillaise pour la première fois ; gravure de 1886 (crédit : Adobe Stock).
Entonnée sur les champs de bataille comme dans les stades de football, La Marseillaise réunit les Français dans les circonstances tragiques ou heureuses. Associée au 14 juillet, même si elle fut composée après la prise de la Bastille, c'est un symbole à la fois national et républicain.
Une brève histoire
- Strasbourg, avril 1792. Rouget de Lisle, officier du génie, compose un « Chant de guerre pour l’armée du Rhin » pour encourager les soldats qui combattent les Autrichiens. La musique est probablement signée Ignace Pleyel.
- Quelques mois plus tard, des volontaires venus de Marseille l'entonnent en entrant dans Paris. Le titre devient alors La Marseillaise. Le chant compte 6 couplets principaux, ainsi qu'un « couplet des enfants » dont l'origine est incertaine.
- Adopté comme hymne national en 1795, le chant est tour à tour interdit ou toléré selon les régimes. Il faut attendre 1879 pour qu’il retrouve officiellement son statut d’hymne de la République, en l'occurrence de la IIIe.
Les lieux de La Marseillaise
- À Strasbourg (Bas-Rhin), place Broglie, une plaque indique sur l'immeuble de la Banque de France que La Marseillaise y a été chantée pour la première fois. En réalité, cette « première » se déroula sans doute dans un hôtel particulier situé 17 rue des Charpentiers.
- À Lons-le-Saunier (Jura), un petit musée a été aménagé dans la maison natale de Rouget de Lisle. Il est ouvert à la visite jusqu'au 21 septembre (sauf le lundi).
- Les cendres de Rouget de Lisle reposent à Paris, à l'hôtel des Invalides, dans le caveau des gouverneurs, où elles ont été transférées le 14 juillet 1915, pendant la Première Guerre mondiale.
- À Paris, toujours, on peut admirer le célèbre haut-relief de Rude, sculpté entre 1833 et 1836, sur la façade de l'Arc de Triomphe, baptisé La Marseillaise.
Un ou une hymne ?
- Un hymne, au masculin, désigne un chant profane ou païen, à la gloire d'un dieu ou d'un héros. Par extension, il désigne aujourd'hui les hymnes nationaux.
- Une hymne, au féminin, « s’emploie encore ainsi dans l’Église latine et les Églises d’Orient, pour désigner un chant solennel qui fait partie de l’office ou accompagne certaines processions », comme l'indique l'Académie Française.
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