Vendredi 22 août
Le Claret, un bijou médiéval ressuscité à Bordeaux 🍷
Le claret, jadis très prisé des Anglais, doit être apprécié avec modération (crédit : Adobe Stock).
Longtemps tombé dans l’oubli, le claret – ce rouge léger apprécié des Anglais au Moyen Âge – retrouve aujourd’hui une nouvelle jeunesse. Grâce à sa reconnaissance officielle par l’INAO et à un cahier des charges dédié au sein de l’AOC Bordeaux, il ambitionne de séduire les amateurs de vins frais et légers.
Un héritage historique
- Du XIIIe au XVIe siècle, le claret coulait à flots dans les verres anglais, après l’union d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri Plantagenêt.
- Produit sans pressoir, clair et peu alcoolisé, il représentait près de 800000 hectolitres exportés chaque année vers l’Angleterre.
- Vin du quotidien, il a marqué durablement l’histoire du vignoble bordelais avant d’être éclipsé par les grands crus de garde à partir du XVIIe siècle.
Un vin pour aujourd'hui
- En renouant avec cette tradition, les vignerons entendent répondre au défi actuel : reconquérir un public en quête de convivialité et de légèreté.
- Conçu pour être dégusté bien frais, le claret se distingue par ses arômes fruités, sa souplesse et une teneur en alcool modérée.
- Il s’inscrit dans la stratégie bordelaise de diversification, face à la baisse mondiale de consommation de vin.
Un symbole de renaissance
- Si ce rouge clair ne représentera d’abord qu’une part modeste du vignoble, les professionnels espèrent en faire la « star de l’été 2026 », indique l'AFP.
- Plus qu’un simple produit de niche, le claret incarne la capacité de Bordeaux à puiser dans son patrimoine pour se réinventer. Une manière de rappeler que l’avenir du vin s’écrit aussi dans la mémoire de ses racines.
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