Vendredi 7 novembre
Découverte d'un site funéraire antique à Hyères ️
À la naissance de la presqu'île de Giens, Olbia, la « bienheureuse », est à l'origine une colonie grecque fondée au IVe siècle avant J.-C. (crédit : Adobe Stock).
Une fouille archéologique menée à l’ouest de l’ancienne cité d’Olbia, à Hyères (Var), a révélé une importante nécropole romaine édifiée entre le Ier et le IIIe siècles après J.-C. Cet ensemble exceptionnel éclaire les pratiques funéraires locales de l’Antiquité.
Une nécropole en bordure de la cité
- À une centaine de mètres de l’agglomération antique, les archéologues de l’Inrap ont mis au jour une aire funéraire d’environ 800 m² regroupant près de 170 fosses-bûchers.
- Ce secteur, situé en marge de la ville, illustre la règle romaine qui séparait le monde des vivants de celui des morts.
- La densité des structures témoigne d’une utilisation durable du lieu sur plusieurs générations.
La crémation comme rite unique
- Toutes les sépultures relèvent du même rituel : la crémation. Le défunt était brûlé sur un bûcher installé au-dessus d’une fosse ovale ou quadrangulaire.
- Les effets du feu sont visibles sur les parois et les objets : céramiques éclatées, verres fondus, os blanchis.
- Les restes, parfois déposés dans des contenants périssables, étaient accompagnés d’offrandes et de vases déposés en hommage.
Les gestes du souvenir
- Particularité du site : la présence de conduits à libation, fragments d’amphores plantés verticalement, permettant de verser du vin ou de la bière aux défunts.
- Certains dépôts présentent aussi des gestes symboliques : vaisselle brisée, os disposés à même la fosse.
- Ces éléments traduisent la richesse des pratiques commémoratives de l'époque dans la cité portuaire d’Olbia.
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