Vendredi 5 décembre
Les quadrilles de Guadeloupe inscrite au Patrimoine culturel immatériel
Rédigé par Clémentine Duverly
Un bal quadrille à l'Hôtel de la Marine, en partenariat avec la Compagnie Difé Kako (crédit : Marie Nonat/FME).
Les quadrilles créoles de Guadeloupe intègrent l'inventaire national du Patrimoine culturel immatériel, une reconnaissance officielle qui rappelle l’importance de ce patrimoine vivant d’Outre-Mer.
Une part de l’identité créole
- À la fin du XVIIIe siècle, en Guadeloupe, les quadrilles créoles naissent d'une réinvention par les esclaves originaires d’Afrique des danses françaises de salon importées par les colons.
- Les esclaves et les affranchis s’approprient les codes de ces danses : un carré de 4 ou 8 danseurs disposés en couples, qui enchaînent plusieurs figures.
- Les 4 figures principales sont : le pantalon, l’été, la poule et la pastourelle. Le rythme est dirigé par un tambour basse appelé tanboudibass, joué par un tanbouyé.
- Au fil des décennies, la pratique s'enrichie avec des transformations rythmiques, chorégraphiques et vocales. Selon les localités, les quadrilles ont des variantes particulières.
- Pendant deux siècles, ces danses animent les bals hebdomadaires, les balakadri, et marquent la vie sociale.
Quel héritage ?
- La pratique des quadrilles commence à décliner dans les années 1970.
- Depuis, des associations comme Cadences et Traditions ou Entre-Nous veillent à transmettre cette tradition, notamment dans les écoles primaires, dans le cadre des cours optionnels de « culture créole ».
- Le but est de rajeunir la communauté pratiquante des quadrilles et de perpétuer ce patrimoine vivant.
- La remise officielle du certificat d'inscription des quadrilles créoles au Patrimoine culturel immatériel aura lieu le 17 décembre prochain au ministère de la Culture.
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