La chapellerie MontCapel recherche des investisseurs
Depuis 2019, la coopérative MontCapel défend l’art de chapellerie, la sauvegarde des savoir-faire et le patrimoine industriel à Montazels dans la Haute Vallée de l’Aude. Aujourd’hui l’entreprise est à la recherche d’investisseurs. Thomas Fruh, représentant commercial pour la chapellerie, éclaire cette démarche.
Que cherchez-vous à financer ?
« L’appel à investissement a été lancé au début du mois de janvier. Nous souhaitons lever 300 000 € pour restaurer l’ensemble du parc de machines, centenaires pour la plupart, une opération qui s’élève à 180 000 €. Les 120 000 € restant seront un fonds de roulement afin de payer les diverses dépenses pendant la durée des travaux. »
« Le grand public peut investir chez MontCapel sous deux formes, soit via les parts sociales considérées comme un don, soit via les titres participatifs. Il s’agit d’un prêt à long terme avec des dividendes tous les ans. Après 7 ans, l’argent est restitué aux investisseurs. Chaque euro investi est déductible des impôts à hauteur de 18 %. »
En quoi le procédé traditionnel de fabrication est-il unique ?
« La chapellerie MontCapel est la dernière en France à fabriquer ses chapeaux, de la laine jusqu'au produit fini. MontCapel fabrique ses propres cloches en feutre de laine, indispensables à la confection des couvre-chefs. Pour ce faire, il faut enrouler la laine sur un bicône, feutrer la cloche (ouvrir et refermer les pores de la laine) puis la teindre avant de la retravailler. La cloche est ensuite poncée avant de devenir un chapeau. Le chapeau est moulé sur un moule en aluminium avant que ses bords soient coupés et l'ajout des coutures. »
« Au total, 35 étapes sont nécessaires, soit 35 métiers différents. Le procédé complet dure environ 4 semaines. »
Quelle est la pièce que vous préférez dans votre catalogue ?
« Ma pièce favorite est le “French Connection” un modèle masculin aux formes et couleurs plutôt simples, ce qui le rend très facile à porter. »
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