Vendredi 6 février
Béziers Antique, site cultuel et chantier vivant
Rédigé par Clémentine Duverly
Cette maquette laisse entrevoir à quoi ressemblera le futur site touristique et pédagogique (crédit : Kléber Rossillon).
Ce mardi 3 février, la Médiathèque André Malraux de Béziers accueillait les premières « Rencontres scientifiques Béziers Antique ». Le public y a découvert les grandes lignes du projet « Béziers Antique », destiné à faire renaître Baeterra, la cité romaine de Béziers, qui sera rebâtie grâce aux techniques de construction antiques.
Un projet d’envergure
- Porté par l’Agglomération Béziers Méditerranée et la société Kléber Rossillon, « Béziers Antique » prend la forme d'un chantier vivant.
- Il reconstituera avec les techniques de construction romaines la ville antique sur un site de 19 hectares le long de la route de Lespignan.
- Le chantier, qui durera au moins 30 ans, s’appuie sur des fouilles et recherches archéologiques toujours en cours.
- Un comité scientifique présidé par Éric Teyssier, professeur d’histoire romaine à l’Université de Nîmes, pilote le projet afin de reconstruire la cité de Baeterra au plus près de sa réalité historique, archéologique et topographique.
- La première phase du chantier commencera en avril 2027, avant une ouverture au public prévue en 2028.
Dans les pas des bâtisseurs romains
- Ce chantier expérimental permettra aux visiteurs de découvrir les méthodes de construction et de comprendre la vie quotidienne dans l’Antiquité.
- Avant d’atteindre la cité, ils traverseront une zone cultivée inspirée des paysages agraires romains, où seront plantées des céréales, des vignes, des oliviers et des arbres fruitiers.
- Des espaces emblématiques seront reproduits à l’identique comme un Forum, une nécropole, un amphithéâtre, une taverne, une école ou encore des thermes romains.
- Les édifices seront bâtis avec des matériaux d'époque comme des blocs de pierre, du béton romain et des tuiles. La construction elle-même fera appel à des échafaudages d’époque et à des grues manuelles à roue d’écureuil.
- Les artisans travailleront à la vue du public pour valoriser ainsi des savoir-faire millénaires.
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