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Vendredi 6 février

À Nice, le carnaval est un rendez-vous incontournable

Rédigé par Clémentine Duverly
Les « Corsi carnavalesques » sont incontournables du carnaval de Nice (crédit : Philippe Viglietti).

Nice célèbre dès ce 11 février et jusqu’au 1er mars son Carnaval dont la première mention historique remonte au Moyen Âge. Cette année, le thème de ce rendez-vous est « Vive la Reine ! ». A vos déguisements !

Une tradition millénaire

  • Les origines du carnaval de Nice remonteraient au Moyen-Âge, lorsqu'en 1294 Charles II d’Anjou, comte de Provence, mentionne dans ses écrits « les jours joyeux du Carnaval » lors de son passage dans la cité.
  • À la Renaissance, des grands bals et des mascarades carnavalesques font leur apparition. Les emblématiques bals masqués s’invitent au carnaval de Nice à partir du XVIIIe siècle.
  • Ce rendez-vous culturel se modernise dès 1873 sous l’impulsion de d’Andriot Saëtone et d’Alexis Mossa.
  • La création d’un « Comité des fêtes » par leurs soins permet d’agrandir l’événement avec les cortèges de chars et de têtes géantes, qui font encore aujourd’hui sa renommée internationale.
  • Trois ans plus tard, ils instaurent la première Bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais, une nouveauté qui permet aux « Dames » de participer aux festivités carnavalesques, jugées alors un peu trop transgressives.

Des savoir-faire reconnus

  • En 2019, l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel consacre les techniques liées à la construction des chars transmises sur 4 générations.
  • Pour façonner les chars, les « carnavaliers » s’appuient sur une armature métallique en fer lisse, façonnée à la « griffe » (outil) par des ferronniers, appelés « serruriers ».
  • Pour la Bataille des fleurs, les maîtres fleuristes piquent à la main des milliers de tiges de fleurs dans des pains de mousse ou sur les structures décoratives.
  • La Maison du Carnaval et la Halle Spada, bastions locaux, abritent ces pratiques, perpétuées oralement auprès des novices.
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