Ille-et-Vilaine : c'est quoi le Club 35 ?
Le Club 35, un nouveau club d'entreprises, est né il y a quelques mois. Entretien avec Romain Reboux, délégué territorial de GRDF en Ille-et-Vilaine, et l'un des membres fondateurs de cette structure. Il en présente le rôle et l'intérêt.
Qui compose le Club 35 ?
« Pour l'heure, il y a une vingtaine de membres. La plupart sont des délégués territoriaux de grandes structures nationales qui sont en lien fréquent avec les élus du territoire. Les entreprises impliquées représentent 15 % de l'activité économique du département, 15 000 emplois directs et 45 000 emplois directs et indirects.
Parmi les membres, il y a de grands acteurs de l'énergie (GRDF, EDF, Engie, Enedis), du numérique (Orange, Sopra Steria, Axione), de la mobilité (SNCF, Stellantis), du conseil (KPMG, Fidal) du logement (Eiffage, Nexity) ou encore La Poste, la Banque des territoires ou Veolia . Si le club a vocation à accueillir encore une dizaine de membres, il n'a pas pour but d'absorber de petites structures. »
Quel est le rôle de ce Club 35 ?
« Ce n'est pas un club d'affaires traditionnel pour mettre en relation les chefs d'entreprises. L'objectif est ici de créer du lien avec les élus locaux pour renforcer les coopérations et mieux comprendre leurs besoins. Nous avons une approche territoriale qui couvre l'ensemble du département, mais s'adresse en particulier aux zones périurbaines et rurales. Nous voulons éviter que l'on se retrouve avec un département à 2 vitesses.
Notre approche n'est pas concurrente du Medef, dont chacun des membres du Club 35 est adhérent, mais complémentaire. Nous ne sommes là pour faire de la politique ou défendre des intérêts partisans, mais bien pour renforcer l'attractivité du territoire dans son ensemble. »
Quelles actions envisagez-vous ?
« Nous ne sommes pas là pour faire du lobbying pour nos sociétés ni faire prévaloir leurs directives. L'idée est d'être force de proposition pour les élus de terrain et de jouer un rôle de conseil pour la préfecture. Notre but est aussi de rendre compte des politiques nationales de nos structures pour qu'elles soient plus facilement compréhensibles par les élus.
La ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, qui est la marraine de notre club, nous a déjà demandé de plancher sur les sujets des mobilités en ruralité. C'est un enjeu prioritaire par exemple dans le pays de Fougères et de Redon. »
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