3 questions à Chantal Bischoff, co-présidente d'Humanis
Le collectif Humanis prépare une nouvelle édition de la Soupe étoilée au Village du Partage, au cœur du marché de Noël de Strasbourg, et détaille ses enjeux pour les associations.
Quel est le rôle du collectif Humanis dans le Village du Partage ?
« Le collectif Humanis réunit 70 associations de solidarité nationale et internationale et il participe chaque année au Village du Partage situé place Kléber. Ce village permet aux associations de présenter leurs actions au public au milieu des chalets des grands commerçants. La Soupe étoilée, qui ouvre sa treizième édition, représente un temps fort car elle a permis de récolter 521 200 euros en douze années, destinés au chantier d’insertion qui comptait 110 personnes en 2024 et à la bourse aux projets qui finance des actions en santé, en éducation et pour l’accès à l’électricité et à l’eau. »
Comment les associations se répartissent-elles les chalets du Village du Partage ?
« Humanis dispose de trois chalets au Village du Partage, dont un entièrement dédié à la Soupe étoilée, et les associations se relaient dans les deux autres sur un planning établi à l’avance. Le nombre d’associations augmente et cela réduit mécaniquement le nombre de créneaux disponibles pour participer au marché. La place Kléber est très encombrée pendant le marché de Noël et le village est moins visible qu’auparavant, ce qui fait que les visiteurs achètent sans toujours connaître la cause qu’ils soutiennent même si les Strasbourgeois viennent souvent spécifiquement pour la Soupe étoilée. »
Quels résultats observez-vous sur les stands dans ce marché très fréquenté ?
« En deux jours l’année dernière, un chalet pour La cellule d’urgence d’Humanis, qui organise des convois humanitaires, avait permis de recueillir environ 3 000 euros grâce aux ventes de vin chaud, de jus de pomme chaud, de crêpes, de confitures et de bredele que l'on prépare. Les résultats varient selon les jours puisqu'un week-end attire beaucoup plus de visiteurs qu’un jour de semaine, ce qui influe directement sur la trésorerie des associations. Le marché reste essentiel pour permettre aux associations de financer leurs projets dans un contexte de forte affluence autour des chalets de la place Kléber. »
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